Droit Social | Convention Collective | Modèle de lettre |

Ma sélection |


Accueil ->Droit des Employeurs - Droit Social ->Droit Social et Droit du Travail -TPE - PME ->Rémunérer le Salarié ->Accorder des avantages en nature ->Actualités

Retour aux Actualités Accorder des avantages en nature

actus

Salaire : votre convention collective est impérative

Par Juritravail | 25-05-2009 | 0 commentaire(s) | 779 vues


Commenter
Un salarié peut-il prendre acte de la rupture de son contrat si son salaire ne correspond pas à sa nouvelle classification, ayant été promu cadre ?

Une salariée, employée de banque, a accédé au statut de cadre à la suite de la modification de sa convention collective. La salariée estimait qu'elle était en droit de percevoir la rémunération, correspondant à son nouveau statut, fixée par la convention collective. La salariée a donc pris acte de la rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur, et a demandé au juge de requalifier cette rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Si un salarié estime que son employeur a gravement manqué à certaines de ses obligations (la sécurité, le paiement du salaire), et qu'il juge impossible la poursuite de la relation de travail, il peut prendre acte de la rupture du contrat aux torts de l'employeur. Si le juge estime que les manquements de l'employeur justifiait la décision du salarié, il requalifie la rupture en licenciement injustifié (sans cause réelle et sérieuse). Dans le cas contraire, s'il estime que l'employeur n'a pas failli à ses obligations, la rupture produira les effets d'une démission.
Par ailleurs, "la rémunération, contrepartie du travail du salarié, résulte en principe du contrat de travail sous réserve, d'une part du respect du SMIC, et d'autre part, des avantages résultant des accords collectifs..." (arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 20 octobre 1998, n° 95-44290).

Dans cette affaire, les juges ont estimé que le salaire de l'employée devait correspondre à son niveau de classification tel que déterminé par la convention collective nationale applicable.
Le refus de l'employeur d'augmenter la salariée et de s'aligner sur la convention collective constituait un manquement grave à ses obligations. La prise d'acte est donc requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse.


Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation, 7 avril 2009. N° de pourvoi : 07-45203.

Par Juritravail

Commenter
Comment réagir à une actualité

Commentez cette actualité Ou Forum : Posez une question

Vos Réactions Réagir

Vous n'êtes pas identifié(e) - Connectez-vous ou Créez un compte (Pourquoi s'inscrire).

Il est interdit de dénigrer les marques, sociétés et personnes. Par ailleurs sont interdits tous propos à caractère raciste ou discriminatoire, obscène, injurieux, menaçant, sexuel ou incitant à la violence et à la haine ainsi que les liens publicitaires.

Je souhaite être prévenu(e) des nouvelles contributions publiées sur ce sujet


⇒ Voir les conditions générales d'utilisation



Retour au Dossier: Accorder des avantages en nature