Accueil ->Droit des Employeurs - Droit Social ->Droit Social et Droit du Travail -TPE - PME ->Etre en Conformité avec la Règlementation ->Connaître vos obligations en matière de harcèlement ->Actualités
Actualités Connaître vos obligations en matière de harcèlement
Les propositions des candidats sur l’Emploi
Par Juritravail | 13-04-2012 | 1 commentaire(s) | 18772 vues
- Réponse de Madame Nathalie Arthaud
Il faut également embaucher dans les services publics existants, où les effectifs ont fondu comme neige au soleil, comme la Santé, l’Education, les transports. Mais il faudrait aussi mettre en place des services publics nouveaux comme pour la construction de logements ou l’aide aux personnes âgées, ce qui signifierait là encore la création de centaines de milliers d’emplois.
De plus, ils sont solidaires de toutes les revendications des associations de chômeurs qui dénoncent la pauvreté des travailleurs sans emploi et se battent aujourd’hui pour des augmentations des allocations de chômage et des minima sociaux.
- Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)
La lutte contre le chômage, c’est la relance de la production en France. Sans une stratégie pour réarmer notre appareil productif, nous allons dans le mur. « Produire en France » ne concerne pas seulement l’emploi industriel. Produire en France, c’est aussi bien la production industrielle, la production agricole, la production touristique, la production culturelle. Je propose, pour que ceci soit lisible et incitatif pour le consommateur, de créer un label « produire en France ». Cela permettra de nous inscrire dans une démarche citoyenne.
Nous devons également favoriser le financement des TPE-PME, car c’est à partir de là que nous retrouverons capacités à produire et donc à créer de l’emploi durable. Je favoriserai aussi la mise en place d’un réseau « grandes entreprises – et entreprises plus petites » (TPE, ETI, PME) qui permettra à ces dernières de bénéficier de l’expérience des premières. J’autoriserai la création d’un emploi sans charges pour les entreprises de moins de 50 salariés, les artisans et commerçants à condition d’embaucher un chômeur ou un jeune sans expérience en CDI.
Je m’attaquerai en outre à la complexité de législation du travail. Elle est devenue bien trop sinueuse, bien trop byzantine, au point de perdre en efficacité. Le recours au CDD devra être exceptionnel. Aussi je ferai du contrat de travail unique – le CDI - la règle. Il comportera une consolidation progressive des droits des travailleurs, il fera état du montant des indemnités dues à l’échéance du contrat ou en cas de résiliation, et il diminuera le recours aux prud’hommes. Cette réforme permettra, j’en suis convaincu de faciliter l’embauche et de lever les inquiétudes des employeurs.
J’ajouterai enfin que l’Etat, les collectivités locales, doivent œuvrer de concert pour favoriser le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée et des personnes qui subissent une grande précarité. Le « RSA activité » a été une bonne initiative. Il faut l’améliorer. Je crois également que les acteurs de la politique de l’emploi doivent mutualiser leurs actions. Je pense là notamment à Pôle Emploi, aux CCI, aux maisons de l’emploi et aux missions locales.
- Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
Il faut redonner à Pôle emploi les moyens de fonctionner. Il faut former les conseillers et en engager plus pour qu’ils aient en charge entre 50 et 60 dossiers (contre 100 ou 110 actuellement).
Le nombre d’inspecteurs du travail va doubler.
- Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
- La sortie de l’euro pour stimuler les exportations et permettre à l’Etat de financer les grands investissements par des prêts à taux zéro auprès de la Banque de France.
- L’instauration d’un protectionnisme social et écologique intelligent pour rétablir une concurrence loyale avec les pays émergents.
- L’investissement massif dans l’innovation et la formation à l’appui d’une politique industrielle volontariste, pour sortir la France de son fatalisme.
- Réponse de Monsieur François Hollande
- Réponse de Madame Eva Joly
- Réponse de Madame Marine Le Pen
- Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon
- Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
- Interdire les licenciements collectifs et individuels, pour le maintien des emplois sous peine de réquisition des entreprises ;
- Travailler moins pour travailler tous et toutes en réduisant le temps de travail ;
- Créer des emplois socialement utiles.
- Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy
2. Quelles mesures proposez-vous pour la formation professionnelle (emploi des jeunes, apprentissage, seniors, chômeurs longue durée,…) ?
- Réponse de Madame Nathalie Arthaud
- Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)
Il est impératif de soutenir la formation. Je propose de mettre en place une agence nationale qui gérera la formation professionnelle. Elle aura à engager une réorganisation des crédits et à mettre en œuvre une stratégie de formation. Je créerai un droit à la formation tout au long de la vie qui sera matérialisé par l’ouverture d’un compte de formation continue du personnel.
- Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
Il faut redonner un sens de mission et de pilotage à la formation professionnelle, qui coûte chaque année plus de 23 milliards d’euros et constitue un des piliers du système social. Il faut que ceux qui en ont le plus besoin accèdent à la formation : les jeunes insuffisamment qualifiés, les salariés qui éprouvent des difficultés de réinsertion et les chômeurs de longue durée, les femmes cherchant un emploi après une maternité, les handicapés et les salariés de TPE et PME. Les formations auront lieu surtout dans les métiers associés aux technologies de pointe (transport à grande vitesse, voitures électriques et à hydrogène, nucléaire de quatrième génération, agrobiophysique, etc.). La « croissance verte » et le développement par les services sont des voies sans issue.
Quelques points pourront redresser le système : soumettre les organismes de formation à un réel contrôle des compétences et des parcours, quadrupler le nombre d’agents de contrôle à l’échelon national, ne plus prélever d’argent sur le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).
- Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
- Réponse de Monsieur François Hollande
De plus, 150.000 emplois d’avenir seront crées pour favoriser et faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi et l’action des associations, en priorité dans les quartiers populaires.
En concertation avec les partenaires sociaux, les parcours professionnels seront sécurisés pour que chaque salarié puisse se maintenir dans l’entreprise ou l’emploi et accéder à la formation professionnelle. Le financement des formations sera concentré sur les moins formés et les chômeurs. Les moyens de Pôle emploi seront renforcés.
- Réponse de Madame Eva Joly
Pas de jeune sans solution : par l’action concertée de l’État et des régions, chaque jeune s’inscrira dans un projet : formation professionnelle, études, réinsertion, service civique, mobilité européenne, etc. Il bénéficiera pour cela d’un revenu d’autonomie, soit sous la forme d’une allocation d’étude rénovée, soit par l’accès à un revenu minimum d’insertion de 600 euros.
Les stages seront régulés (droit du travail, protection sociale) et la rémunération des stagiaires portée au minimum à 50 % du SMIC. Cette avancée contribuera à mettre fin à la précarisation de l’emploi des jeunes, et à refaire du stage et de l’alternance une étape vers un emploi stable.
- Réponse de Madame Marine Le Pen
- Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon (a répondu à notre questionnaire)
Les stages seront plus encadrés. Il y aura une obligation de rémunération à 50% du SMIC dès le 1er mois de stage. Un quota de stagiaire par entreprise sera institué. La durée de ces stages sera limitée à 6 mois. Le délai de carence sera de 3 mois entre deux stages. Les stagiaires auront également accès à la protection sociale et enfin il y aura des cotisations sociales sur les indemnités de stage.
- Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
- Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy
Seuls 4 % des seniors sans emploi sont en formation, soit encore moins que le reste des chômeurs (10 %). Ainsi, pour les seniors comme pour les chômeurs de longue durée, un « droit à la formation » sera instauré. En contrepartie, un chômeur ne pourra pas refuser une offre d’emploi correspondant à la formation reçue. Les entreprises qui embauchent des seniors de plus de 55 ans en CDI ou CDD de plus de six mois bénéficieront d’une exonération de charges définitive, dans la limite d’un salaire annuel brut de 36.000 euros. Cette mesure d’un coût de 100 millions d’euros la première année sera compensée par le fait que Pôle emploi n’aura plus à les indemniser. L’alternance des jeunes sera favorisée, avec un quota de 5 % dans les entreprises de plus de 250 salariés et les sanctions seront doublées. D’ici 2015, 800.000 jeunes seront formés en alternance contre 600.000 aujourd’hui. Il sera aussi possible de commencer l’apprentissage dès 14 ans, mais aussi de revenir dans l’enseignement général avec le développement de classes « métiers-études », dans le cadre du collège pour tous.
3. Quels sont vos projets sur l’égalité homme/femme, la discrimination et le harcèlement, le handicap ?
- Réponse de Madame Nathalie Arthaud
De plus, tout en étant solidaires de tous ceux qui combattent telle ou telle forme spécifique de discrimination, la lutte contre les discriminations rejoint celle, bien plus générale, pour la disparition de la société de classes.
- Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)
Je créerai un Ministère de l’Egalité qui aura pour objectif de garantir les engagements que j’ai pris en matière de lutte contre les inégalités et les discriminations. Prenons l’exemple du travail des femmes, souvent employées à temps partiel et à temps partiel subi. Nous devons faire deux choses : garantir l’égalité salariale entre hommes et femmes en pénalisant financièrement les entreprises peu vertueuses ; combattre la multiplication des contrats à durée déterminée à temps partiel dans le cadre de la mise en place du contrat de travail unique.
- Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
Un véritable congé paternité sera mis en place. Le congé maternité ne sera plus que de 12 semaines, au lieu des 16 actuelles et les deux parents devront se partager également huit semaines de congé d’accueil de l’enfant, sans possibilité de transfert, ce qui revient pour la mère aux 16 semaines de congé maternité.
Le complément de libre choix d’activité aura une durée de 6 mois pour le premier enfant puis réduit à un an pour chacun des suivants, mais sera fixé à 60 % du salaire brut antérieur en compensation. Le but est de le rendre plus attractif pour les pères et d’éviter un éloignement trop prolongé du travail pour les mères.
Une loi-cadre contre les violences sexistes dans toutes leurs dimensions sera créée. Les femmes victimes bénéficieront d’un accès prioritaire aux logements sociaux.
Il faut aussi lutter contre le sexisme de la fiche de paie, par des objectifs chiffrés et des sanctions.
Les citoyens handicapés doivent être acteurs de leur vie. L’Allocation pour adulte handicapé sera portée à un niveau proche du SMIC et le montant de la Prestation de compensation du handicap sera doublé. Les handicapés prévoyant de créer leur entreprise bénéficieront d’une aide. Il y aura également une aide à la constitution de plateformes de télétravail pour regrouper en un lieu socialisé et facile d’accès télétravailleurs handicapés et non handicapés, avec une cantine et un service de transport assurés.
- Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
En matière de lutte contre le handicap, je m’engage à concrétiser pleinement la loi du 11 février 2005, notamment en ce qui concerne l’accessibilité des équipements publics et le bon fonctionnement des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées). En outre, le bénévolat comme la professionnalisation doivent être encouragés. J’ai par exemple créé à Yerres, ville dont je suis maire, une bourse au bénévolat qui connaît un franc succès. Enfin, l'égalité salariale doit être atteinte dans l'espace du quinquennat, par des mesures d'incitation si possible, de contrainte si nécessaire.
- Réponse de Monsieur François Hollande
Les entreprises qui ne respectent pas l’égalité des carrières professionnelles et des rémunérations entre les femmes et les hommes seront sanctionnées par la suppression des exonérations de cotisations sociales.
Chaque loi contiendra un volet handicap. Les sanctions envers les entreprises qui ne respectent pas le quota de 6 % de travailleurs handicapés seront renforcées.
- Réponse de Madame Eva Joly
La loi sur l’égalité salariale n’est pas appliquée. Pour garantir son respect, aucune aide publique ne sera accordée aux entreprises qui n’assurent pas l’égalité salariale effective : ni subvention, ni exonération, ni marché public. En complément du congé maternité, le congé parental sera transformé en un crédit-temps réparti à parts égales entre les parents et utilisable pendant les premières années de l’enfant.
- Réponse de Madame Marine Le Pen
- Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon
De plus, sera institué une loi cadre sur ces questions, incluant les propositions élaborées par les associations du mouvement féministe.
Sera adopté une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination.
De plus, une loi en faveur des personnes en situation de handicap répondra à leur besoin de façon impérative : mise en accessibilité du bâti, accompagnement de l’accueil à l’école publique, intégration professionnelle et revenu de remplacement égal au SMIC brut pour les personnes reconnues incapables de travailler. Sera également restaurée la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), en renforçant son rôle et en la décentralisant.
- Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
- Pour l’égalité hommes-femmes, par un plan général de réévaluation des salaires et des carrières des femmes salariées pour les mettre au même niveau que ceux des hommes salariés du même niveau de qualification ;
- Contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, pour le renforcement du dispositif législatif et des campagnes contre l’homophobie, pour le droit au mariage homosexuel et à l’homoparentalité ;
- Pour une refonte globale du système de solidarité qui s’appuierait sur une autre répartition des richesses : depuis les années 80, le rapport entre ce qui, dans les richesses produites (PIB), revient au capital et ce qui revient au travail s’est accru de 10% au profit du capital ;
- Nous sommes pour une allocation sur la base du SMIC pour tous les minima sociaux, c'est à dire que nous demandons que l'Allocation pour Adulte Handicapé soit alignée sur le SMIC,
- La perte d’autonomie doit être financée à 100 % par la sécurité sociale, c'est-à-dire par des cotisations sociales versées par les employeurs.
- Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy
4. Envisagez-vous de changer les dispositifs existants sur le contrat de travail ?
- Réponse de Madame Nathalie Arthaud
- Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)
Je ferai du CDI la règle, et du CDD l’exception (par exemple pour les travaux saisonniers). L’objectif sera, pour moi, de lutter contre la précarisation et les abus.
- Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
- Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
- Réponse de Monsieur François Hollande
- Réponse de Madame Eva Joly
La suppression de tous les dispositifs incitant au travail précaire et au temps partiel subi, qui affectent essentiellement les femmes. Une entreprise qui emploie un salarié quelques heures par semaine devra majorer chaque heure travaillée d’une prime salariale.
- Réponse de Madame Marine Le Pen
- Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon
Il y aura un droit automatique au passage à temps plein pour les temps partiel.
Les droits des salariés des entreprises sous traitantes seront alignés vers le haut sur ceux des donneurs d’ordre.
- Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
- Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy
Les charges sociales salariales sur les bas salaires seront allégées pour les salariés rémunérés entre 1 et 1,3 SMIC. Cet allègement s’appliquera à 7 millions de salariés, des secteurs privé et public, et même aux salariés à temps partiel.
Le principe « Zéro Chiffre d’affaires – Zéro charge » sera appliqué aux travailleurs indépendants. Cette mesure concerne 500.000 travailleurs indépendants, qui bénéficieront de la suppression des cotisations minimales et leur remplacement par des prélèvements indexés sur le revenu.
Par Juritravail

Forum : Posez une question
Vos Réactions Réagir
Pour mieux comprendre le sujet, Juritravail vous propose (contenu payant) :
< 10 messages