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Les propositions des candidats sur l’Emploi

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1. Quelles sont le mesures-phares de votre programme pour lutter contre le chômage ?

  • Réponse de Madame Nathalie Arthaud
Il est proposé pour lutter contre le chômage l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous, avec le maintien du salaire. En effet, même en période de crise et de ralentissement de la production, il y a toujours du travail. Il faut se le répartir et puiser dans les profits actuels et passés de la bourgeoisie pour maintenir les emplois et les salaires.

Il faut également embaucher dans les services publics existants, où les effectifs ont fondu comme neige au soleil, comme la Santé, l’Education, les transports. Mais il faudrait aussi mettre en place des services publics nouveaux comme pour la construction de logements ou l’aide aux personnes âgées, ce qui signifierait là encore la création de centaines de milliers d’emplois.

De plus, ils sont solidaires de toutes les revendications des associations de chômeurs qui dénoncent la pauvreté des travailleurs sans emploi et se battent aujourd’hui pour des augmentations des allocations de chômage et des minima sociaux.

  • Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)

La lutte contre le chômage, c’est la relance de la production en France. Sans une stratégie pour réarmer notre appareil productif, nous allons dans le mur. « Produire en France » ne concerne pas seulement l’emploi industriel. Produire en France, c’est aussi bien la production industrielle, la production agricole, la  production touristique, la production culturelle. Je propose, pour que ceci soit lisible et incitatif pour le consommateur, de créer un label « produire en France ». Cela permettra de nous inscrire dans une démarche citoyenne.

Nous devons également favoriser le financement des TPE-PME, car c’est à partir de là que nous retrouverons capacités à produire et donc à créer de l’emploi durable. Je favoriserai aussi la mise en place d’un réseau « grandes entreprises – et entreprises plus petites » (TPE, ETI, PME) qui permettra à ces dernières de bénéficier de l’expérience des premières. J’autoriserai la création d’un emploi sans charges pour les entreprises de moins de 50 salariés, les artisans et commerçants à condition d’embaucher un chômeur ou un jeune sans expérience en CDI.

Je m’attaquerai en outre à la complexité de législation du travail. Elle est devenue bien trop sinueuse, bien trop byzantine, au point de perdre en efficacité. Le recours au CDD devra être exceptionnel. Aussi je ferai du contrat de travail unique – le CDI - la règle. Il comportera une consolidation progressive des droits des travailleurs, il fera état du montant des indemnités dues à l’échéance du contrat ou en cas de  résiliation, et il diminuera le recours aux prud’hommes. Cette réforme permettra, j’en suis convaincu de faciliter l’embauche et de lever les inquiétudes des employeurs.

J’ajouterai enfin que l’Etat, les collectivités locales, doivent œuvrer de concert pour favoriser le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée et des personnes qui subissent une grande précarité. Le « RSA activité » a été une bonne initiative. Il faut l’améliorer. Je crois également que les acteurs de la politique de l’emploi doivent mutualiser leurs actions. Je pense là notamment à Pôle Emploi, aux CCI, aux maisons de l’emploi et aux missions locales.


  • Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
On peut lutter contre le chômage en créant des emplois réellement qualifiés, relever les salaires et le pouvoir d’achat, il faut une mutation révolutionnaire de notre système financier. Passer de l’ordre actuel de domination monétaire et financière, qui fait toujours prévaloir le profit à court terme d’une minorité au détriment du bien commun et des générations à naître, à une dynamique de crédit public productif est la seule manière d’ouvrir les portes du futur sur autre chose qu’une destruction mutuelle assurée.
Il faut redonner à Pôle emploi les moyens de fonctionner. Il faut former les conseillers et en engager plus pour qu’ils aient en charge entre 50 et 60 dossiers (contre 100 ou 110 actuellement).
Le nombre d’inspecteurs du travail va doubler.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
(...) Trois politiques prioritaires doivent être menées de concert :
  • La sortie de l’euro pour stimuler les exportations et permettre à l’Etat de financer les grands investissements par des prêts à taux zéro auprès de la Banque de France.
  • L’instauration d’un protectionnisme social et écologique intelligent pour rétablir une concurrence loyale avec les pays émergents.
  •  L’investissement massif dans l’innovation et la formation à l’appui d’une politique industrielle volontariste, pour sortir la France de son fatalisme.

  • Réponse de Monsieur François Hollande
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme du candidat.

  • Réponse de Madame Eva Joly
Le service public de l’emploi sera renforcé, et recentré sur sa mission d’accompagnement personnalisé des chômeuses et chômeurs dans la recherche d’un emploi et d’une formation. Un objectif : diviser par deux le nombre de chômeurs et de chômeuses suivis par chaque conseiller.

  • Réponse de Madame Marine Le Pen
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme de la candidate.

  • Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme du candidat.

  • Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
  • Interdire les licenciements collectifs et individuels, pour le maintien des emplois sous peine de réquisition des entreprises ;
  • Travailler moins pour travailler tous et toutes en réduisant le temps de travail ;
  • Créer des emplois socialement utiles.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy
Il faut d’abord souligner qu’entre 2007 et 2011, le taux de chômage a certes progressé de 14 % en France, mais cette augmentation a été de 56,6 % au Royaume-Uni, 98 % aux Etats-Unis et 166 % en Espagne. Il faut d’abord réduire le coût du travail et redonner de la compétitivité à l’industrie. Grâce à la fiscalité anti-délocalisation, il y aura un allègement de 13 milliards d’euros de charges sur les salaires représentant de 1,6 à 2,4 SMIC, qui sera compensé par une augmentation de 1,6 point de la TVA et de deux points de la CSG sur les revenus du patrimoine. Il faut ensuite se concentrer sur la formation.

2. Quelles mesures proposez-vous pour la formation professionnelle (emploi des jeunes, apprentissage, seniors, chômeurs longue durée,…) ?

  • Réponse de Madame Nathalie Arthaud
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme de la candidate.

  • Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)

Il est impératif de soutenir la formation. Je propose de mettre en place une agence nationale qui gérera la formation professionnelle. Elle aura à engager une réorganisation des crédits et à mettre en œuvre une stratégie de formation. Je créerai un droit à la formation tout au long de la vie qui sera matérialisé par l’ouverture d’un compte de formation continue du personnel.


  • Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
Il y aura exonérations de cotisations pour toute embauche de plus d’un an de jeunes de moins de 25 ans. Cette mesure favorisera les PME qui créent la majorité des emplois pour les jeunes.
Il faut redonner un sens de mission et de pilotage à la formation professionnelle, qui coûte chaque année plus de 23 milliards d’euros et constitue un des piliers du système social. Il faut que ceux qui en ont le plus besoin accèdent à la formation : les jeunes insuffisamment qualifiés, les salariés qui éprouvent des difficultés de réinsertion et les chômeurs de longue durée, les femmes cherchant un emploi après une maternité, les handicapés et les salariés de TPE et PME. Les formations auront lieu surtout dans les métiers associés aux technologies de pointe (transport à grande vitesse, voitures électriques et à hydrogène, nucléaire de quatrième génération, agrobiophysique, etc.). La « croissance verte » et le développement par les services sont des voies sans issue.
Quelques points pourront redresser le système : soumettre les organismes de formation à un réel contrôle des compétences et des parcours, quadrupler le nombre d’agents de contrôle à l’échelon national, ne plus prélever d’argent sur le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).

  • Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
Je créerai la « sécurité professionnelle », qui garantira à chaque salarié un capital-formation tout au long de sa carrière. Pour les jeunes en particulier, je m’engage à instaurer un numerus clausus à l’entrée des filières universitaires dépourvues de débouchés et à imposer des quotas d’élèves modestes dans les meilleures classes préparatoires. La confiance des jeunes dans leur avenir et dans les possibilités qui leur sont ouvertes est la clé de tout. Concernant l'activité des seniors, le retour de la croissance par les mesures indiquées plus haut est indispensable, sans quoi l'action publique, faites d'expédients, ne surmontera pas ce fléau.

  • Réponse de Monsieur François Hollande
Pour favoriser l’emploi des seniors, un contrat de génération sera mis en place : lorsqu’un jeune sera embauché en contrat à durée indéterminée, celui-ci sera accompagné par un salarié plus expérimenté qui sera ainsi maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite.
De plus, 150.000 emplois d’avenir seront crées pour favoriser et faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi et l’action des associations, en priorité dans les quartiers populaires.
En concertation avec les partenaires sociaux, les parcours professionnels seront sécurisés pour que chaque salarié puisse se maintenir dans l’entreprise ou l’emploi et accéder à la formation professionnelle. Le financement des formations sera concentré sur les moins formés et les chômeurs. Les moyens de Pôle emploi seront renforcés.

  • Réponse de Madame Eva Joly
La formation est au cœur de la transition écologique. À terme, chacune et chacun bénéficiera, après 16 ans, d’un crédit de 8 années de formation tout au long de la vie.

Pas de jeune sans solution : par l’action concertée de l’État et des régions, chaque jeune s’inscrira dans un projet : formation  professionnelle, études, réinsertion, service civique, mobilité européenne, etc. Il bénéficiera pour cela d’un revenu d’autonomie, soit sous la forme d’une allocation d’étude rénovée, soit par l’accès à un revenu minimum d’insertion de 600 euros.

Les stages seront régulés (droit du travail, protection sociale) et la rémunération des stagiaires portée au minimum à 50 % du SMIC. Cette avancée contribuera à mettre fin à la précarisation de l’emploi des jeunes, et à refaire du stage et de l’alternance une étape vers un emploi stable.

  • Réponse de Madame Marine Le Pen
L’apprentissage dès 14 ans sera rétabli et l’accent sera mis sur les filières manuelles et techniques qui ouvrent de grandes perspectives professionnelles.

  • Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon (a répondu à notre questionnaire)
Sera établi un statut pour tous les jeunes permettant leur autonomie. Ainsi, est prévu un système d’allocation financée, pour les jeunes en formation, par la solidarité nationale et pour ceux en rechercher d’un premier emploi par la sécurité sociale professionnelle. Ces contrats ouvriront droit à la prise en charge des cotisations sociales afin d’inclure les années de formation dans la durée de cotisation pour la retraite.

Les stages seront plus encadrés. Il y aura une obligation de rémunération à 50% du SMIC dès le 1er mois de stage. Un quota de stagiaire par entreprise sera institué. La durée de ces stages sera limitée à 6 mois. Le délai de carence sera de 3 mois entre deux stages. Les stagiaires auront également accès à la protection sociale et enfin il y aura des cotisations sociales sur les indemnités de stage.

  • Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
Nous pensons  que les contrats précaires ne permettent pas aux jeunes de se former dans de bonnes conditions. Nous sommes contre l'apprentissage à 14 ans, pour le maintien de tous les jeunes au sein de l'école jusqu'au moins 16 ans. Et les apprentis doivent être rémunérés à l'égal des autres salariés. Nous défendons un vrai service public d’éducation qui forme des jeunes et des formations professionnelles spécifiques qualifiantes financées par les entreprises en fonction des évolutions techniques, ce sont les deux moyens d’avoir une population qualifiée et capable d’évoluer.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy

Seuls 4 % des seniors sans emploi sont en formation, soit encore moins que le reste des chômeurs (10 %). Ainsi, pour les seniors comme pour les chômeurs de longue durée, un « droit à la formation » sera instauré. En contrepartie, un chômeur ne pourra pas refuser une offre d’emploi correspondant à la formation reçue. Les entreprises qui embauchent des seniors de plus de 55 ans en CDI ou CDD de plus de six mois bénéficieront d’une exonération de charges définitive, dans la limite d’un salaire annuel brut de 36.000 euros. Cette mesure d’un coût de 100 millions d’euros la première année sera compensée par le fait que Pôle emploi n’aura plus à les indemniser. L’alternance des jeunes sera favorisée, avec un quota de 5 % dans les entreprises de plus de 250 salariés et les sanctions seront doublées. D’ici 2015, 800.000 jeunes seront formés en alternance contre 600.000 aujourd’hui. Il sera aussi possible de commencer l’apprentissage dès 14 ans, mais aussi de revenir dans l’enseignement général avec le développement de classes « métiers-études », dans le cadre du collège pour tous.



3. Quels sont vos projets sur l’égalité homme/femme, la discrimination et le harcèlement, le handicap ?

  • Réponse de Madame Nathalie Arthaud
Concernant l’égalité homme/femme, il faut imposer l’alignement des salaires et des conditions de travail des femmes sur ceux des hommes c'est-à-dire imposer aux patrons l’arrêt du scandale de la surexploitation des femmes.

De plus, tout en étant solidaires de tous ceux qui combattent telle ou telle forme spécifique de discrimination, la lutte contre les discriminations rejoint celle, bien plus générale, pour la disparition de la société de classes.

  • Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)

Je créerai un Ministère de l’Egalité qui aura pour objectif de garantir les engagements que j’ai pris en matière de lutte contre les inégalités et les discriminations. Prenons l’exemple du travail des femmes, souvent employées à temps partiel et à temps partiel subi. Nous devons faire  deux  choses : garantir l’égalité salariale entre hommes et femmes en pénalisant financièrement les entreprises peu vertueuses ; combattre la multiplication des contrats à durée déterminée à temps partiel dans le cadre de la mise en place du contrat de travail unique.


  • Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
Un système de bonus/malus sera mis en place pour susciter le relèvement des salaires féminins, conduisant à une revalorisation des pensions des femmes retraitées. Les périodes d’inactivité forcée, même sans perception d’allocations de chômage, devront être prises en compte.
Un véritable congé paternité sera mis en place. Le congé maternité ne sera plus que de 12 semaines, au lieu des 16 actuelles et les deux parents devront se partager également huit semaines de congé d’accueil de l’enfant, sans possibilité de transfert, ce qui revient pour la mère aux 16 semaines de congé maternité.
Le complément de libre choix d’activité aura une durée de 6 mois pour le premier enfant puis réduit à un an pour chacun des suivants, mais sera fixé à 60 % du salaire brut antérieur en compensation. Le but est de le rendre plus attractif pour les pères et d’éviter un éloignement trop prolongé du travail pour les mères.
Une loi-cadre contre les violences sexistes dans toutes leurs dimensions sera créée. Les femmes victimes bénéficieront d’un accès prioritaire aux logements sociaux.
Il faut aussi lutter contre le sexisme de la fiche de paie, par des objectifs chiffrés et des sanctions.
Les citoyens handicapés doivent être acteurs de leur vie. L’Allocation pour adulte handicapé sera portée à un niveau proche du SMIC et le montant de la Prestation de compensation du handicap sera doublé. Les handicapés prévoyant de créer leur entreprise bénéficieront d’une aide. Il y aura également une aide à la constitution de plateformes de télétravail pour regrouper en un lieu socialisé et facile d’accès télétravailleurs handicapés et non handicapés, avec une cantine et un service de transport assurés.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
En matière de lutte contre les discriminations, le seul et unique objectif doit être l’unité et la cohésion nationales. Par conséquent, je combattrai avec une même énergie les discriminations et le communautarisme. Je suis ainsi opposé à la discrimination positive, quelle que soit son objet. En revanche, je suis favorable à la mise en œuvre de systèmes de « parrainage » qui constitueraient une forme de cooptation renforcée pour ceux qui souffrent de discriminations. Mais le cœur du problème se trouve en amont : seul le redressement de l’Ecole républicaine favorisera l’égalité. J’insisterai donc avant tout sur le relèvement général du niveau scolaire, la généralisation de l’aide aux devoirs et la création de « classes d’excellence » ouvertes aux élèves qui se montrent les plus motivés.

En matière de lutte contre le handicap, je m’engage à concrétiser pleinement la loi du 11 février 2005, notamment en ce qui concerne l’accessibilité des équipements publics et le bon fonctionnement des MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées). En outre, le bénévolat comme la professionnalisation doivent être encouragés. J’ai par exemple créé à Yerres, ville dont je suis maire, une bourse au bénévolat qui connaît un franc succès. Enfin, l'égalité salariale doit être atteinte dans l'espace du quinquennat, par des mesures d'incitation si possible, de contrainte si nécessaire.

  • Réponse de Monsieur François Hollande
Pour lutter contre la précarité, il y aura une augmentation des cotisations chômage des entreprises qui abusent des emplois précaires. Les entreprises de plus de 500 salariés devront faire certifier annuellement la gestion de leurs ressources humaines au regard de critères de qualité de l’emploi et de conditions de travail.
Les entreprises qui ne respectent pas l’égalité des carrières professionnelles et des rémunérations entre les femmes et les hommes seront sanctionnées par la suppression des exonérations de cotisations sociales.
Chaque loi contiendra un volet handicap. Les sanctions envers les entreprises qui ne respectent pas le quota de 6 % de travailleurs handicapés seront renforcées.

  • Réponse de Madame Eva Joly
Pour appuyer la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) restaurée, sera mis en place un outil de mesure des discriminations. Celui-ci, strictement contrôlé, se traduira par un bilan annuel présenté au Parlement.

La loi sur l’égalité salariale n’est pas appliquée. Pour garantir son respect, aucune aide publique ne sera accordée aux entreprises qui n’assurent pas l’égalité salariale effective : ni subvention, ni exonération, ni marché public. En complément du congé maternité, le congé parental sera transformé en un crédit-temps réparti à parts égales entre les parents et utilisable pendant les premières années de l’enfant.

  • Réponse de Madame Marine Le Pen
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme de la candidate.

  • Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon
Il y aura une lourde pénalité pour les entreprises qui ne respecteront pas l’égalité homme/femme. Il sera proposé de mettre en place un ministère des droits des femmes et de l’égalité, placée auprès du premier ministre, doté de moyens et appuyé par des délégués interministériels chargés de la mise en œuvre de l’égalité sociale et économique. Sera organisé une négociation annuelle entre les partenaires sociaux sur le respect de l’égalité professionnelle au niveau des branches et des entreprises.
De plus, sera institué une loi cadre sur ces questions, incluant les propositions élaborées par les associations du mouvement féministe.

Sera adopté une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination.
De plus, une loi en faveur des personnes en situation de handicap répondra à leur besoin de façon impérative : mise en accessibilité du bâti, accompagnement de l’accueil à l’école publique, intégration professionnelle et revenu de remplacement égal au SMIC brut pour les personnes reconnues incapables de travailler. Sera également restaurée la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), en renforçant son rôle et en la décentralisant.

  • Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
Nous sommes :
  • Pour l’égalité hommes-femmes, par un plan général de réévaluation des salaires et des carrières des femmes salariées pour les mettre au même niveau que ceux des hommes salariés du même niveau de qualification ;
  • Contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, pour le renforcement du dispositif législatif et des campagnes contre l’homophobie, pour le droit au mariage homosexuel et à l’homoparentalité ;
  • Pour une refonte globale du système de solidarité qui s’appuierait sur une autre répartition des richesses : depuis les années 80, le rapport entre ce qui, dans les richesses produites (PIB), revient au capital et ce qui revient au travail s’est accru de 10% au profit du capital ;
  • Nous sommes pour une allocation sur la base du SMIC pour tous les minima sociaux, c'est à dire que nous demandons que l'Allocation pour Adulte Handicapé soit alignée sur le SMIC,
  • La perte d’autonomie doit être financée à 100 % par la sécurité sociale, c'est-à-dire par des cotisations sociales versées par les employeurs.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme du candidat.


4. Envisagez-vous de changer les dispositifs existants sur le contrat de travail ?

  • Réponse de Madame Nathalie Arthaud
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme de la candidate.

  • Réponse de Monsieur François Bayrou (a répondu à notre questionnaire)

Je ferai du CDI la règle, et du CDD l’exception (par exemple pour les travaux saisonniers). L’objectif sera, pour moi, de lutter contre la précarisation et les abus.


  • Réponse de Monsieur Jacques Cheminade
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme du candidat.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Dupont-Aignan (a répondu à notre questionnaire)
Le candidat n’a pas apporté d’éléments de réponse à cette question.

  • Réponse de Monsieur François Hollande
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme du candidat.

  • Réponse de Madame Eva Joly
Une Conférence nationale sur la réduction du temps de travail sera organisée dès les premiers mois de la mandature. Deux mesures prioritaires y seront proposées : la suppression des exonérations sur les heures supplémentaires ; le départ à la retraite à 60 ans, sans décote, et la possibilité pour les personnes ayant exercé des métiers pénibles de partir avant cet âge.

La suppression de tous les dispositifs incitant au travail précaire et au temps partiel subi, qui affectent essentiellement les femmes. Une entreprise qui emploie un salarié quelques heures par semaine devra majorer chaque heure travaillée d’une prime salariale.

  • Réponse de Madame Marine Le Pen
Il n’y a pas d’éléments de réponse sur ce sujet dans le programme de la candidate.

  • Réponse de Monsieur Jean-Luc Mélenchon
Le CDI à temps plein sera réaffirmé comme une norme du contrat de travail. Le recours aux intérimaires et aux CDD sera strictement encadré. Il y aura un quota maximal égal à 5 % des effectifs dans les grandes entreprises et 10 % dans les PME, sauf dérogation justifiée.
Il y aura un droit automatique au passage à temps plein pour les temps partiel.
Les droits des salariés des entreprises sous traitantes seront alignés vers le haut sur ceux des donneurs d’ordre.

  • Réponse de Monsieur Philippe Poutou (a répondu à notre questionnaire)
Nous voulons garantir pour tout salarié un emploi stable à plein temps, en CDI et des embauches à statut dans la fonction publique avec la reconnaissance du droit à la formation sur le temps de travail : le code du travail ne doit reconnaître qu'un seul contrat, le CDI à temps complet pour toutes et tous, y compris pour les jeunes.

  • Réponse de Monsieur Nicolas Sarkozy

Les charges sociales salariales sur les bas salaires seront allégées pour les salariés rémunérés entre 1 et 1,3 SMIC. Cet allègement s’appliquera à 7 millions de salariés, des secteurs privé et public, et même aux salariés à temps partiel.

Le principe « Zéro Chiffre d’affaires – Zéro charge » sera appliqué aux travailleurs indépendants. Cette mesure concerne 500.000 travailleurs indépendants, qui bénéficieront de la suppression des cotisations minimales et leur remplacement par des prélèvements indexés sur le revenu.



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  • PATRICK LE ROLLAND - Membre Le 14-04-2012 à 20:57

      < 10 messages


    Monsieur BAYROU nous dit :

    "Le recours au cdd devra être exceptionnel. Aussi je ferai du contrat de travail unique – le CDI - la règle".

    Mais c'est déjà la règle !!!

    Art. L.1221-2 du code du travail  (résultant dans sa version actuelle de la loi du 25 juin 2008) :

    "Le contrat de travail à durée indéterminée est la forme normale et générale de la relation de travail".

    Ce qui n'empêche pas effectivement que plus d'une Embauche sur deux se fasse sous couvert d'un C.D.D. et que d'ailleurs 80 % de ces C.D.D. soient irréguliers (motif légal de recours tronqué, faux ou inexistant).




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