Droit Social | Convention Collective | Modèle de lettre |

Ma sélection |


Accueil ->Droit du Travail Salarié ->Maladie et Santé au Travail ->Médecine du travail et santé au travail ->Actualités

Retour aux Actualités Médecine du travail et santé au travail

actus

Déclaration d'inaptitude après un refus de se soumettre à un test d'alcoolémie...Par Maître Jean-Pierre Bougnoux

Par Juritravail | 12-01-2010 | 0 commentaire(s) | 2105 vues


Commenter

Le Médecin du Travail a-t-il commis une faute engageant la responsabilité de son employeur, la Société MICHELIN, en rendant un avis d'inaptitude fondé sur le refus de Monsieur MORIAU de se soumettre à un test d'alcoolémie ?

 

Par Jugement en date du 18 décembre 2009, le Conseil de Prud'hommes a répondu positivement et condamné la Société MICHELIN à verser à Monsieur MORIAU la somme de 1469,20€ à titre de dommages et intérêts correspondant à la retenue sur salaire pour la période entre le 7 février et 2 mars 2007.


Monsieur MORIAU travaille au sein de la Société MICHELIN à CHOLET depuis 1979 en qualité de réparateur après cuisson.
Le 7 février 2007, au terme de son arrêt de travail consécutif à un accident de la vie privée ayant occasionné une blessure à la main, il s'est rendu à sa visite de reprise.
Le Médecin du Travail, salarié de la Société MICHELIN, a considéré que l'avis d'aptitude était impossible à rendre compte tenu du refus de Monsieur MORIAU de se soumettre à des examens complémentaires consistant en une analyse de sang en vue de détecter une dépendance à l'alcool et l'a en conséquence, déclaré inapte.
Monsieur MORIAU a contesté la décision du Médecin du travail le jour même à l'Inspection du Travail.
Le 2 mars 2007, le Médecin du Travail a enfin déclaré Monsieur MORIAU apte.
Le 4 avril 2007, l'Inspecteur du Travail a annulé l'avis du Médecin du Travail en date du 7 février 2007 et y a substitué sa propre décision aux termes de laquelle Monsieur MORIAU était apte à reprendre son travail à la date du 6 février.
Cependant, du 7 février au 2 mars 2007, Monsieur MORIAU n'a pas pu travailler alors qu'il était apte.
Du 7 février au 2 mars 2007, Monsieur MORIAU n'a pas été rémunéré.
Le Conseil de Prud'hommes a réparé le préjudice de Monsieur MORIAU en condamnant la Société MICHELIN à lui verser la somme de 1469,20€ à titre de dommages et intérêts correspondant à la retenue sur salaire pour la période entre le 7 février et 2 mars 2007.

 

 

Maître Jean-Pierre Bougnoux

Avocat au Barreau d'Angers


Par Juritravail

Commenter
Comment réagir à une actualité

Commentez cette actualité Ou Forum : Posez une question

Vos Réactions Réagir

Vous n'êtes pas identifié(e) - Connectez-vous ou Créez un compte (Pourquoi s'inscrire).

Il est interdit de dénigrer les marques, sociétés et personnes. Par ailleurs sont interdits tous propos à caractère raciste ou discriminatoire, obscène, injurieux, menaçant, sexuel ou incitant à la violence et à la haine ainsi que les liens publicitaires.

Je souhaite être prévenu(e) des nouvelles contributions publiées sur ce sujet


⇒ Voir les conditions générales d'utilisation


Ces informations, nécessaires au traitement de votre demande, sont destinées au Centre de Ressources Interactif et à la société WENGO SAS. Conformément à la loi relative aux fichiers, à l'informatique et aux libertés, vous bénéficiez d'un droit d'opposition, d'accès et de rectification des informations par mail à info@juritravail.com


Retour au Dossier: Médecine du travail et santé au travail