Accueil ->Droit du Travail Salarié ->Démission, Prise d'acte, Résiliation Judiciaire ->La prise d'acte de la rupture ->Actualités
Retour aux Actualités La prise d'acte de la rupture
3 bonnes raisons de prendre acte de la rupture de son contrat de travail
Par Juritravail | 06-09-2011 | 7 commentaire(s) | 11695 vues
Vous estimez que votre employeur a manqué gravement à ses obligations contractuelles et vous souhaitez quitter votre entreprise sans passer par la case démission.
Voici quelques éléments qui vous permettront de quitter votre entreprise dans de meilleures conditions en prenant acte de la rupture de votre contrat de travail.
- Une rupture immédiate du contrat de travail
La prise d’acte de la rupture par un salarié en raison de faits qu’il reproche à son employeur entraîne la cessation immédiate de son contrat de travail (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 4 juin 2008, n°06-45757).
Ce mode de rupture vous permet de rompre tout lien contractuel avec votre employeur dès la date où il reçoit votre lettre de prise d’acte.
La seule remise à votre employeur de cette lettre rompt votre contrat de travail.
Votre contrat de travail étant rompu par votre prise d’acte, peu importe la lettre envoyée postérieurement par votre employeur pour vous imputer cette rupture.
L'initiative prise ensuite par votre employeur de vous licencier est non avenue (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 8 juin 2005, n°03-43321).
- La possibilité de percevoir des indemnités de licenciement
Lorsque vous prenez acte de la rupture de votre contrat de travail en raison de faits que vous reprochez à votre employeur, cette rupture produit les effets soit d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués le justifient, soit, dans le cas contraire, d’une démission (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 25 juin 2003, n°01-42335).
En outre, si vous êtes un salarié protégé, la prise d’acte de la rupture de votre contrat de travail produira, si les faits invoqués le justifient, les effets d’un licenciement nul pour violation du statut protecteur (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 5 juillet 2006, n°04-46009).
La prise d’acte est donc un mode de rupture à l’initiative du salarié qui vous permet, si les manquements que vous reprochez à votre employeur sont suffisamment graves, de percevoir toutes les indemnités liées au licenciement.
L’écrit par lequel vous prenez acte de la rupture de votre contrat de travail en raison de faits que vous reprochez à votre employeur ne fixe pas les limites du litige. Le juge est tenu d’examiner les manquements de l’employeur que vous invoquez devant lui, même si vous ne les avez pas mentionnés dans votre lettre (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 29 juin 2005, n°03-42804).
- Le bénéfice des allocations chômage
Contrairement à la démission, le fait de prendre acte de la rupture de votre contrat de travail ne vous empêche pas de percevoir les allocations chômage.
Votre employeur est tenu de vous délivrer votre attestation Pôle Emploi dès la rupture de votre contrat et doit y faire figurer le motif exact de la rupture tel qu’il ressort de votre prise d’acte (Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 27 septembre 2006, n°05-40414).
Références : Articles L.1231-1 et R.1234-9 du Code du travail
Par Juritravail
Retour au Dossier: La prise d'acte de la rupture
Autres thèmes associés
-
Démission verbale
- Manquement de l'employeur
- Démission pour suivre son conjoint
- Conséquences du préavis de démission non effectué
-
Manquement grave de l'employeur
-
Prise d'acte pour Non-paiement du salaire
-
Article 1184 du Code civil
-
Reçu pour solde de tout compte
- Avocat La prise d'acte de la rupture
- Modele de lettre La prise d'acte de la rupture










Commentez cette actualité Ou Forum : Posez une question
Vos Réactions Réagir
Pour mieux comprendre le sujet, Juritravail vous propose (contenu payant) :
+ 10 messages
+ 1000 messages
+ 10 messages
+ 1000 messages
+ 10 messages
+ 1000 messages
< 10 messages