Droit Social | Convention Collective | Modèle de lettre |

Ma sélection |


Accueil ->Droit des Employeurs - Droit Social ->Droit Social et Droit du Travail -TPE - PME ->Licencier un Salarié ou choisir la Rupture Conventionnelle ->Licencier pour motif économique ->Prononcer un licenciement économique ->Actualités

Actualités Prononcer un licenciement économique

actus

Une secrétaire remplacée par un logiciel !

Par Juritravail | 12-06-2006 | 0 commentaire(s) | 6941 vues


Commenter
Mme X. est engagée en qualité de secrétaire comptable par la société G. le 12 novembre 2001. Pour faire face aux évolutions des nouvelles technologies, l’employeur met en œuvre un nouveau logiciel informatique. Cela n’est pas sans conséquence sur le poste de Mme X puisque le nouveau logiciel entraine la suppression de la majeure partie des tâches qu’elle effectuait.
La société G. lui propose une modification de son contrat de travail, ce qu’elle refuse. Cette dernière demande une formation, à titre de reclassement, afin d’accéder au poste de contrôleur de gestion. A son tour, elle est confrontée à un refus.
Mme X est alors licenciée pour motif économique à la suite de son refus de la modification de son contrat de travail décidée en raison d’une mutation technologique. Elle saisit le Conseil de prud’hommes pour faire juger son licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Lorsque survient un licenciement économique dans l’entreprise, l’employeur est tenu à une obligation de reclassement qui doit s’accompagner de l’obligation d’assurer l’adaptation des salariés à l’évolution de leurs emplois. Ce qui signifie que toutes les fois où l’employeur supprime, transforme ou modifie le contrat de travail, il doit favoriser l’adaptation des salariés aux emplois disponibles.
Rappelons que l’obligation d’adaptation ne signifie pas pour l’employeur de mettre en œuvre une formation lourde débouchant sur une nouvelle qualification.

La Cour de cassation va appliquer ces principes. En effet, elle constate tout d’abord que le licenciement de la salariée avait bien pour cause une mutation technologique dans la mesure où la mise en œuvre d’un nouveau logiciel informatique a entraîné la suppression des tâches jusque là effectuées par celle-ci.
La chambre sociale se prononce, également, sur l’obligation de l’employeur d’assurer l’adaptation des salariés à l’évolution de leur emploi, en leur donnant une formation complémentaire. Cette obligation d’adaptation n’impose pas à l’employeur de leur délivrer une qualification nouvelle leur permettant d’accéder à un poste de catégorie supérieure. C’est pourquoi, la Cour de cassation a décidé que l’embauche d’un contrôleur de gestion n’a pas eu pour objet de la remplacer à son poste de travail. Le reclassement de la salariée licenciée était, dans le cas présent, impossible.

Par Juritravail

Article de Loi :
Arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation du 17 mai 2006, n°04-43022
Commenter
Comment réagir à une actualité

Commentez cette actualité Ou Forum : Posez une question

Vos Réactions Réagir

Vous n'êtes pas identifié(e) - Connectez-vous ou Créez un compte (Pourquoi s'inscrire).

Il est interdit de dénigrer les marques, sociétés et personnes. Par ailleurs sont interdits tous propos à caractère raciste ou discriminatoire, obscène, injurieux, menaçant, sexuel ou incitant à la violence et à la haine ainsi que les liens publicitaires.

Je souhaite être prévenu(e) des nouvelles contributions publiées sur ce sujet


⇒ Voir les conditions générales d'utilisation