Accueil ->Employeur ->Droit du Travail -TPE - PME ->Embaucher un Salarié ->Embaucher un salarié en Contrat à Durée Indéterminée (CDI) ->Etablir le Contrat de Travail ->Rédiger le Contrat de Travail à Durée Indéterminée ->Actualités
-
la sélection Juritravail -
Fiche express
-
Modèles de Lettres
-
Modèles de Contrats
-
Formulaires CERFA
-
Actualités
-
Avocat
-
Convention Collective
Retour aux Actualités Rédiger le Contrat de Travail à Durée Indéterminée
En droit du travail, la norme la plus favorable au salarié s’impose.
Publié le : 2006-02-21
En droit du travail, une clause ambigüe s’interprète généralement dans le sens le plus favorable au salarié. Dans l’hypothèse où une convention collective fixe la durée de la période d’essai en précisant «sauf clauses contraires », l’employeur peut-il dans le contrat de travail allonger cette période d’essai ? Que recouvrent et permettent précisément les termes«sauf clauses contraires » ?
L’histoire :
Une société a engagé un nouveau directeur régional par contrat à durée indéterminée.
Ce contrat prévoyait une période d’essai de trois mois, renouvelable une fois pour une période au plus équivalente.
Cette possibilité de renouveler la période d’essai provenait d’une disposition de la convention collective applicable qui stipule : « la période d’essai est de trois mois sauf clauses particulières contraires ».
L’employeur fit jouer cette clause et, pendant le renouvellement de la période d’essai rompit le contrat de travail.
Le salarié, considérant cette clause contractuelle illégitime car contraire à ce qu’autorise en réalité la convention collective, a saisie la justice pour que la rupture de la période d’essai soit requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse
Ce que disent les juges :
La clause d’une convention collective stipulant « la période d’essai est de trois mois sauf clause particulières contraires » ne permet pas à l’employeur de prévoir une période d’essai supérieur à trois mois.
Cette clause autorise seulement à imposer une période d’essai plus courte que celle prévue dans la convention collective.
La rupture de la période d’essai illégale doit être requalifiée en licenciement, et le salarié peut obtenir l’octroi de l’ensemble des indemnités de licenciement en cas de contentieux.
Ce qu’il faut retenir :
Article L 132-4 du Code du travail.
Article de Loi :
Arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation, N° 03-47060 du 31 janvier 2006.
Juritravail vous conseille :
Le dossier :
Webmaster / Bloger :
Si cette actualité vous est utile, la meilleure façon de remercier l'équipe éditoriale est d'ajouter un lien vers Juritravail sur votre site ou votre blog.
Il vous suffit de copier le titre suivant ainsi que le lien d'accès à cette actualité et de l'ajouter sur votre site.
En droit du travail, la norme la plus favorable au salarié s’impose.
http://www.juritravail.com/Actualite/periode-essai/Id/284
Libre à vous d'associer un commentaire sur cette Actualité dans votre site ou votre blog.
Retour au Dossier: Rédiger le Contrat de Travail à Durée Indéterminée


