La liste des jours fériés est fixée par l’article L. 222-1 du
Code du travail.
On en compte actuellement onze : le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, l'Assomption, la Toussaint, le 11 novembre et le 25 décembre.
Notez que d’autres jours fériés peuvent exister dans une région, une localité ou une profession.
Mon employeur peut-il m’imposer de travailler un jour férié ?
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1er mai :
L’employeur ne peut pas vous imposer de travailler le 1er mai. En effet, c’est
le seul jour férié où le repos est obligatoire. Des exceptions sont cependant prévues pour les établissements et les services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail (transports publics, hôpitaux, hôtels…).
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Autres jours fériés :
Le repos de ces jours fériés n’étant
pas obligatoire, votre employeur peut vous imposer de travailler.
En outre, il est en
droit de pratiquer une retenue sur la rémunération des salariés absents.
Cependant, l'employeur ne peut pas imposer à tous les salariés de travailler les jours fériés ordinaires. En effet, le repos des jours fériés est obligatoire pour les jeunes travailleurs de moins de 18 ans. Des dérogations sont toutefois possibles pour les secteurs dans lesquels les caractéristiques particulières de l’activité le justifient (restauration, hôtellerie…).
Notez que le repos des jours fériés peut être prévu par
la convention collective (
consulter la votre gratuitement) ou par
les usages professionnels.
Comment suis-je rémunéré pendant les jours fériés ?
Il faut distinguer selon que le jour férié est un jour chômé ou non. En principe, seul le 1er mai est un jour obligatoirement chômé. Pour les autres jours fériés, il faut se référer aux conventions collectives et aux usages en vigueur dans l’entreprise.
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Jours fériés chômés :
- Si le jour férié tombe
un jour de repos habituel dans l’entreprise, il n’ouvre droit
ni à indemnisation ni à repos compensateur.
- Si le jour férié chômé tombe
un jour de travail :
* Pour le
1er mai, le salarié reçoit sa
rémunération habituelle
* Pour les
autres jours fériés, les salariés mensualisés ne doivent
pas subir de diminution de leur rémunération s’ils :
- sont au service de l'employeur depuis au moins 3 mois
- ont travaillé au moins 200 heures au cours des 2 derniers mois
- ont travaillé le jour précédant et suivant le jour férié (sauf absence prévue antérieurement)
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Jours fériés travaillés :
- Pour le
1er mai, une
majoration de salaire de 100% est prévue.
Notez que la majoration doit être versée pour les heures travaillées entre 0 heure et 24 heures.
- Pour les
autres jours fériés,
aucune majoration de salaire n’est prévue par la loi.
Cependant, certaines conventions collectives peuvent prévoir des dispositions plus favorables.
Notez que la
journée de solidarité, fixée par défaut le lundi de Pentecôte, est obligatoirement travaillée (sauf exception) et non rémunérée.
Que se passe-t-il si un jour férié tombe pendant mes congés payés ?
Il faut distinguer selon que le jour férié est un jour travaillé ou non dans l’entreprise.
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Jours fériés travaillés : c’est un jour normal de travail (sauf 1er mai). Le fait qu'il y ait un jour férié pendant vos
congés n'a aucune incidence.
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Jours fériés chômés : dans ce cas, le jour férié sera décompté de vos congés. Par conséquent, soit le congé est prolongé d'un jour soit le salarié pose un jour de congé de moins.
Articles L. 222-1 et suivants du Code du travail
Arrêt de la chambre sociale de la cour de cassation du 8 mars 2007 n° 05-44330