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PROTÉGER LA SANTÉ DU SALARIÉ

Inaptitude : en l’absence de licenciement, le paiement du salaire doit être maintenu

Actualité Juritravail Lundi 22 Octobre 2007 - Protéger la santé du salarié     Envoyer cette news à un ami Commenter cette news Imprimer cette news S'inscrire à la Newsletter gratuite

Lorsqu’à la suite d'un arrêt de travail, un salarié est déclaré inapte à son emploi par un médecin du travail, son employeur doit lui proposer un poste correspondant à ses capacités. L'employeur dispose alors d'un mois suivant la visite médicale de reprise pour procéder, soit au reclassement du salarié, soit à son licenciement (article L. 122-24-4 du Code du travail).
Le licenciement du salarié interviendra en raison d’une impossibilité de reclassement ou en raison du refus du salarié d’être reclassé.

Qu’en est-il si l'employeur ne procède pas au licenciement du salarié inapte ? A quelles obligations est-il alors tenu ?

L'histoire :

Un salarié est en arrêt de travail suite à un accident du travail. Préalablement à la reprise du travail, le médecin du travail déclare l'inaptitude du salarié à tous les postes de travail. Deux examens médicaux ultérieurs, datant des 10 et 29 décembre 2003, confirment cette inaptitude. L'employeur propose néanmoins deux postes au salarié que celui-ci refuse.
Six mois après les visites médicales ayant déclaré l’inaptitude du salarié, l’employeur licencie celui-ci pour refus des propositions de reclassement.
Le salarié poursuit alors son employeur en justice au titre d'un rappel de salaires sur les six mois pendant lesquels il n'a pas été rémunéré.


Ce que disent les juges :

Les juges constatent que l'inaptitude définitive du salarié a été prononcée en décembre 2003 et que l'employeur n'a procédé au licenciement du salarié que six mois plus tard.
Les juges considèrent que le salarié peut exiger de l'employeur le versement des salaires pour la période de ces six mois.


Ce qu'il faut retenir
Ce qu'il faut retenir

  • L'employeur dispose d'un mois, à l'issue de la visite médicale de reprise prononçant l'inaptitude du salarié, pour procéder à son reclassement ou pour le licencier.


  • Si le salarié n'est pas reclassé ou s'il n'est pas licencié au terme du délai d'un mois, l'employeur est tenu de verser au salarié, dès l'expiration du délai, le salaire correspondant à l'emploi qu'occupait le salarié avant son arrêt de travail.

  • Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 26 septembre 2007 – N° de pourvoi 06-43947




    Avez-vous déjà licencié un salarié inapte ?
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    Protéger la santé du salarié


    Protéger la sécurité et la santé des salariés est devenue une véritable obligation pour l’employeur.
    A cet effet, vous êtes tenu d’évaluer et de prévenir les risques professionnels , les accidents du travail et les maladies professionnelles et donc éviter les cas d’inaptitude.
    Vous pouvez également être amené à mettre en place un service de santé et sous certaines conditions un Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT).

    Clairs et concis, ces dossiers, rédigés par des experts en droit du travail, vous expliquent simplement vos droits et vos obligations en qualité d’employeur et vous aident dans votre démarche de prévention des accidents du travail et des maladies professionnels.

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