L’attestation ASSEDIC est délivrée au salarié avec le dernier
bulletin de paie lors de la rupture du contrat de travail (licenciement, démission…). Elle permet au salarié d’apporter la preuve qu’il remplit bien les conditions d’affiliation pour percevoir l’
allocation chômage.
Cette obligation est prévue à l’
article R.351-5 du code du travail.
Que se passe-t-il en cas de remise tardive des documents par l’employeur ? Le salarié peut-il faire condamner l’employeur ? Le salarié doit-il apporter la preuve d’un préjudice ?
L’histoire :
Un ouvrier de production a été licencié pour faute le 9 avril 2001. Son employeur ne lui a pas remis son attestation ASSEDIC et son certificat de travail au terme de son
préavis.
Le salarié a saisi le
Conseil de prud’hommes pour contester la procédure de licenciement.
Ce que disent les juges :
La remise tardive à un salarié des documents ASSEDIC, permettant de s’inscrire au chômage, et le certificat de travail lui cause
nécessairement un préjudice qui doit être réparé.
Ce qu’il faut retenir :
A la fin du contrat de travail, lorsque l’employeur refuse de délivrer l’attestation ASSEDIC ainsi que le certificat de travail ou que cette remise est tardive, le salarié peut en demander la délivrance sous astreinte devant le Conseil de prud’hommes.
Sans ces documents le salarié est dans l’impossibilité de s’inscrire au chômage. Cela entraîne nécessairement un préjudice ouvrant droit à des dommages et intérêts.
Le salarié n’a donc pas à apporter la preuve de ce préjudice.
Bon à savoir :
L’employeur encourt une amende de 1500 euros (R 365-1 du Code du travail)