6. LES ERREURS A EVITER
a- Le chantage
« Si je ne suis pas augmenté(e), je démissionne »…Voilà un chantage connu de tous, mais pas pour de bonnes raisons ! A moins que vous soyez sincère,
et que vous passiez à l’acte, il faut oublier cette réplique. Vous risquez de perdre la confiance de votre employeur. Si ce sont des paroles dans le vent,
où sera votre crédibilité ensuite? Le chantage est sans fin. Si votre patron accepte, qui lui dit que vous ne recommencerez pas le même procédé dans quelques mois,
et ainsi de suite ?...
b- La comparaison
Evitez toute comparaison aux autres salariés ! « Je veux tant car X a un salaire de tant », ou parce qu’un tel a eu une augmentation, ou parce que vous estimez
travaillez plus et mieux que votre collègue…N’employez ni la comparaison ni les critiques. N’oubliez pas que le maître à bord est votre interlocuteur… vous,
vous êtes matelot. Donc si vous critiquez le mode de fonctionnement à bord, ce sont les méthodes de votre employeur que vous insultez… Il vaut mieux éviter
cette pratique si vous ne voulez pas passer par-dessus bord !
c- Négocier sans conviction
Pour convaincre, il faut être convaincu. On ne peut persuader une personne que si on l’est soi-même. On défend une idée, quand on y croit. C’est le même processus
qui régit une négociation. On ne négocie que si on est convaincu de son mérite –preuves à l’appui-, tout en gardant la flexibilité et la diplomatie de rigueur !
d- « Je veux tant ! »
Un commercial n’arrive pas chez un acheteur en commençant par dire « achetez à tel prix ! ». Il en va de même pour vous lors de votre demande d’augmentation de
salaire. Ne commencez pas par dire « je veux tant ». Suivez le schéma type : présentation / objectifs / négociation, selon lequel la hausse du salaire n’est
abordée qu’à la fin de l’entretien.