La clause de non concurrence : l’employeur peut y renoncer dans un délai raisonnable
L'histoire :
M. X a été engagé en qualité de directeur commercial. Son contrat comportait une clause de non concurrence d'une durée de deux ans. L'interdiction de non concurrence s'étendait à toute la France métropolitaine, et comportait une contrepartie financière. Le contrat prévoyait que l'employeur pouvait renoncer au bénéfice de cette clause.
Au cours de la réalisation de sa prestation de travail, le salarié a pris acte de la
rupture de son contrat de travail aux torts de l'employeur.
Un mois après l'employeur a dispensé le salarié de son obligation de non concurrence.
Le salarié a saisi le
Conseil de prud'hommes pour obtenir, notamment, le paiement de la contrepartie financière de la clause de non concurrence.
Ce que disent les juges :
Si le contrat de travail et la convention collective ne fixent pas de délai pour renoncer à la clause de non concurrence, l'employeur doit notifier au salarié, dans un
délai raisonnable, son intention de renoncer à l'application de cette clause.
Ce délai commence à courir à compter de la réception, par l'employeur de la prise d'acte du salarié.
Les juges ont considéré que, la décision de l'employeur de renoncer à la clause, intervenue dans un délai d'un mois était raisonnable.
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