L'État investit le juge de deux pouvoirs: la "juridictio" qui est le pouvoir de rendre des jugements pour résoudre des conflits , compétence qu'il partage avec l'
arbitre, et l' "imperium" qui est le pouvoir de donner des ordres de disposer de la force publique , d'ordonner des
saisies et des
astreintes , pouvoir de nature régalienne dont ne dispose pas l'arbitre qui tient ses pouvoirs non de l'État mais de la seule volonté des parties .
La conséquence de cette différence explique que les sentences arbitrales ne puissent être exécutées sans qu'elles soient munies de l'exequatur et que pour ces actes ressortissant à l'imperium l'arbitre doive renvoyer les parties à saisir le juge.