Il faut tout dabord rappeler quon reconnaît deux types de nullités, les nullités relatives et les nullités absolues. Selon un certain courant doctrinal il conviendrait de faire un sort particulier aux situations et aux rapports de droit qui nont pu être efficaces en raison de ce quil manquait à leur validité un élément constitutif à la fois essentiel et évident .Linefficacité ne nécessitait donc pas quelle soit reconnue par une décision de justice. Cest la théorie de linexistence .
Il en serait ainsi dun mariage qui naurait pas été célébré par un Maire, dun prétendu divorce , qui naurait pas fait lobjet dune procédure judiciaire mais aurait été seulement convenu entre les parties ou qui résulterait dun prétendu jugement qui naurait pas été rendu par une personne investie du pouvoir de juger .
Cette théorie na pas été unanimement reconnue par les auteurs et elle na jamais été consacrée par la jurisprudence .Ses détracteurs estiment quen raison de la résistence de la ou des parties à reconnaître linvalidité de lacte ou en raison du refus dun tiers auquel on loppose à le considérer comme étant valable, il en va de la sécurité juridique que l'invalidité qui frappe cet acte, soit reconnue par un jugement. D'autre part, l'opinion contraire à l'inexistence fait valoir que l'introduction de cette catégorie de nullité serait inutile puisque quelle présenterait les mêmes caractéristiques et quelle produirait les mêmes effets que la nullité absolue.
Bibliographie : Ascot. H. Capitant, Inexistence, nullité et annulabilité des actes juridiques, Paris, Libr. 1965.
Cumyn (M.), Essai sur les nullités et l'inexistence, Paris, édit. par l'auteur, 1993.
Taormina (G.), Contribution à l'étude de l'apparence et de l'inexistence en matière contractuelle , thèse Paris XII, 1991.
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