Licenciement | Démission | Droit Social | Convention Collective | Lettres Types  
Accès abonnés
Salariés Salariés
Employeurs, Décideurs Employeurs, Décideurs
Fonctionnaires Fonctionnaires
CE, DP, Syndicat CE, DP, Syndicat
Newsletter Gratuite

Salariés / Employeurs
Consulter la dernière newsletter La dernière newsletter
Consulter les archives de la newsletter Anciennes newsletters
S'inscrire à la newsletter Pourquoi s'inscrire ?
(749 455 inscrits)
Evaluation Salaire Evaluation Salaire
Convention Collective
Convention Collective Gratuite
Modèle Lettre Modèle Lettre
Modèle Contrat Modèle Contrat
Guides Guides
Code du travail Code du travail
Votre question Votre question
Recherche d'Emploi Recherche d'Emploi
Pratique Pratique
Adresses Adresses
Archives Archives
SALARIÉS
EMPLOYEURS, DÉCIDEURS
CE, DP, SYNDICAT
EVALUATION SALAIRE
CONVENTION COLLECTIVE
MODÈLE LETTRE
    Rechercher sur JuriTravail



Signature


ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ


Signature

Graphisme par lequel une personne s'identifie dans un acte et , par lequel elle exprime son approbation au contenu de ce document .La validité de tout engagement est subordonné à l'existence de cette signature manuscrite qui confère au document sa force probatoire.Sauf cas particuliers,un document ne comportant pas la signature manuscrite de celui auquel on l'oppose est sans valeur juridique.Tel sont les règles applicables dans l'attente de la loi nouvelle .

Le texte de la loi " portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l'information et relatif à la signature électronique ", vaut à la fois pour la transmission des email et pour le courrier télécopié (fax) .Il a été voté par l'Assemblée dans sa rédaction définitive , il porte le n°2000-230 et la date du 13 mars 2000 .L'article 1316 du code civil devient l'article 1315-1, les paragraphes 1er, 2, 3, 4 et 5 de la section 1 du chapitre VIl du titre I du livre III du code civil deviennent respectivement les paragraphes 2, 3, 4, 5 et 6.

La signature est définie comme une suite de lettres, de caractères, de chiffres ou de tous autres signes ou symboles dotés d'une signification intelligible, quels que soient leur support et leurs modalités de transmission .L'écrit sur support électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier. il est admis en preuve au même titre que l'écrit sur support papier, sous réserve que puisse être dûment identifiée la personne dont il émane et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité.Lorsqu'elle est électronique, la signature consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache.La fiabilité de ce procédé est présumée, jusqu'à preuve contraire .Il est question de confier à un “tiers de confiance” , le soin de garantir l’identité du signataire et l’intégrité de l’acte transmis par voie électronique .

La loi dispose dans un second paragraphe de l'article 1317 du code civil que l'acte notarié " peut être dressé sur support électronique s'il est établi et conservé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État ". Le décret porte le n°2001-272 du 30 mars 2001 .Il a été publié au JO du 31 mars 2001, page 5070.On peut le consulter en ligne sur le site de Legifrance

Il reste que la signature électronique n'est pas suffisante pour authentifierl'origine d' un acte destiné à mettre en oeuvre une voie de recours.Ainsi la Cour de cassation a jugé (CIV.2. - 30 avril 2003, BICC n°583 du 15 sept.2003) que . si dans les procédures sans représentation obligatoire, la cour d'appel était saisie par une déclaration d'appel que la partie ou tout mandataire faisait ou adressait par pli recommandé , ne pouvait être considéré comme valant déclaration d'appel l'acte qui ne comportait pas la signature de son auteur et que Justifiait sa décision une cour d'appel qui, après avoir relevé qu'il existait un doute sur l'identification de la personne ayant fait usage d'une signature électronique, en avait déduit que dans le régime antérieur à la loi du 13 mars 2000, la validité du recours à cette signature ne pouvait être admise.

Selon les dispositions légales et les usages actuels . Les copies des actes notariés dites "expéditions" dont les originaux , à l'exception des actes rédigés " en brevet" ,ne quittent jamais les études du notaire qui les a reçus, ne portent pas la signature des parties mais seulement la signature du notaire .De même , les expédiions des jugements ou des arrêts ne portent pas la signature du magistrat qui a présidé l'audience à laquelle ils ont été rendus, mais seulement celle du Greffier de la juridiction .Ces copies ont cependant force de preuve de leur contenu.

Voir:



Textes :
Code civil art. 1315-1et s.( modif. L.n° 13 mars 2000 )
L.n°2000-230 du 13 mars 2000.
D.n°2001-272 du 30 mars 2001.


Bibliographie :
Bensoussan (A),Le droit des affaires du XXIe siècle : La signature électronique. Colloque Deauville, 27 et 28 juin 2000 , Rev.jur. com., 2001, n° 1, p. 43.
Caprioli (E.A) , La directive européenne n° 1999/93/CE du 13 décembre 1999 sur un cadre communautaire pour les signatures électroniques, Gazette du Palais, 2000, n 305, p. 5.
Caprioli (E.A), Ecrit et preuve électroniques dans la loi n° 2000-320 du 13 mars 2000, JCP.éd.E) 2000, Cah. Dr. Entr., n° 23, juillet 2000, p. 1-11.
Caprioli (E.A), La loi du 13 mars 2000 sur la preuve et la signature électronique dans la perspective européenne, JCP,éd.G, I, 224, Doctrine, 3 mai 2000.
Hassler (T.), La signature électronique ou la nouvelle frontière probatoire, Rev. de jurisprudence com., 2000, n° 6,193.
Bellefonds ( X.Linant de), Notaires et huissiers face à l'acte authentique électronique, La semaine juridique, notariale et immobilière, n° 10, 7 mars 2003, Etude, n° 1196, p. 382-387.
Malecki (C.), Regards sur le formalisme cambiaire à l'heure de la signature électronique,Semaine juridique, Edition entreprise, 2000, n° 51/52, p. 2036.
Raynouard (A) , Adaptation du droit de la preuve aux technologies de l'information et à la signature électronique , Répertoire Defrénois, 2000, n° 10, p. 593.
Reynis (B), Cliquer, c'est signer ,Sem. jurid., Ed.N I, 2000, n 49, p. 1747.
Le Sénat, La signature électronique, Paris, Les Documents de travail du Sénat. Série Législation comparée, 1999.
Reynis (B.), Cliquer, c'est signer, Sem. jur., Ed.NI, 2000, n° 49, p. 1747.
Leveneur (L) , Signature électronique : un décret, et beaucoup de questions , Contrats, concurrence, consommation, 2001, n° 5, p. 3.
Szulman (M.), La lettre de change relevé (L.C.R.) magnétique : enfin une véritable lettre de change ? , Banque et droit, 2000, n° 74, p. 10.

Bookmarker ce contenu :
  scoopeo   delicious   blogmarks   digg   fuzz   nuouz






Texte tiré du "Dictionnaire du droit privé" qui a été reproduit avec l'autorisation de
Monsieur Serge Braudo

© Monsieur Serge Braudo Conseiller honoraire à la Cour d'appel de Versailles Tous droits réservés
Conditions générales de vente | Qui sommes-nous? | Contact | Flux RSS | Plan du site | FAQ | Avertissement | Bannières
CV | Lettres de motivation | Lettres Types
©2003 - 2008 Centre de Ressources Interactif™ tous droits réservés CNIL N°1016083