Comme souvent, la réponse à la question dépend beaucoup des faits soumis à l'appréciation des juges et donc de chaque cas.
Cependant, on peut dégager sans se tromper une ligne directrice qui tient à la qualification du salarié déterminant ses attributions.
Ainsi, des tâches non mentionnées dans le contrat, mais pouvant relever des attributions du salarié du fait de sa qualification, peuvent légitimement être exigées par l'employeur et le refus alors opposé par le salarié jugé fautif et passible de sanctions (arrêts Cour de cassation 9 avril 2002 - Cour de cassation 13 octobre 1982 - Cour de Cassation 17 décembre 2003).
A l'inverse, la demande d'effectuer des tâches non contractuellement fixées et sortant du cadre de la qualification du salarié et de ses attributions ne sauraient justifier une sanction du salarié qui refuse de les accomplir (Cour de Cassation 8 janvier 1998).
Et ce, même si dans le passé le salarié a eu l'occasion ponctuellement d'exécuter de telles tâches (Cour de Cassation 18 mai 2005 Sté Clinique Conti c/ Chevalier).
Il en est ainsi aussi si les attributions du salarié sont définies par la convention collective et que les tâches demandées sortent du cadre établi (Cour de Cassation 18 janvier 2006).
On notera, pour être complet, que la qualification s'apprécie aussi par référence au travail effectivement accompli au sein de l'entreprise et non par rapport aux diplômes ou titres détenus ; de la même façon, on doit prendre en compte la position hiérarchique du salarié pour apprécier si telle tâche sollicitée entrait dans sa compétence.