Qu’en est-il de la modification de votre rémunération ? Est-ce un manquement suffisamment grave de l’employeur justifiant la prise d’acte du contrat ?
Un salarié, engagé en qualité d’opticien, a refusé l’application d’une nouvelle grille de rémunération et pris acte de la rupture de son contrat de travail. Le salarié saisit le Conseil de prud’hommes pour faire juger que la rupture est un licenciement car l’employeur ne pouvait pas modifier sa rémunération sans son consentement.
Ce qu’il faut savoir :
Les juges énoncent que l'employeur ne pouvait pas imposer au salarié la modification de la structure de sa rémunération sans le consentement du salarié. Dès lors, le salarié était fondé à prendre acte de la rupture de son contrat de travail, celle-ci s’analysant en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Licenciement sans cause réelle et sérieuse : dès lors que le juge impute la rupture du contrat à l’employeur, la rupture s’analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse qui donne droit pour le salarié au paiement d’indemnités.
Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 9 juillet 2008 – N° de pourvoi : 07-41231
Source : Actualité Juritravail Lundi 08 Septembre 2008
La prise d’acte de la rupture du contrat : les outils