Les trois nouvelles bases régionales d’Air France (Marseille, Nice et Toulouse) ouvertes depuis un an, afin de concurrencer les compagnies low-costs (comme Raynair), seraient susceptibles de fermeture dans les mois à venir.

Ces trois bases n’auraient pas atteints leur objectif qui était de réaliser une utilisation intensive des appareils afin d’assurer une meilleure rentabilité.

Mais pour l’instant, aucune décision définitive de fermeture n’aurait été prise. D’après Air France, ses bases connaitraient un « succès opérationnel » qui ne justifierait pas de remettre en cause le projet initial.

Aussi, toutes les hypothèses sont encore envisageables ce qui devrait rassurer les salariés et les autorités locales.

Cependant, si une fermeture était confirmée, différentes solutions pourraient se présenter : plan de départ volontaire, plan de retraite volontaire, plan de reclassement ou licenciements purs.

La direction d’Air France pourrait également envisager une réorganisation des bases afin de les rendre plus rentables.

De plus, il apparait nécessaire pour la compagnie aérienne d’impliquer les institutions représentatives du personnel dans sa décision. En effet, leur rôle en cas de fermeture de site pourrait être prépondérant pour parvenir à un plan de départ le moins conséquent possible.


« Info plus » Le plan de sauvegarde de l’emploi


Le plan de sauvegarde de l’emploi apparait comme une mesure conservatoire permettant d’éviter des licenciements (Article L.1233-61 du Code du travail). Il favorise le reclassement, interne ou externe, des salariés.

Le Comité d’entreprise, à défaut les délégués du personnel, doit être informé et consulté sur ce plan de sauvegarde.

Sources : Le Figaro, 2 janvier 2013 ; Libération, 2 janvier 2013