Naturellement, les partenaires sociaux ont tenu compte des différentes professions et de leurs contraintes propres pour négocier au profit des salariés des avantages exclusifs. Ces avantages sont réunis dans la Convention collective nationale des services de l'automobile du 15 janvier 1981 (1). Nous en abordons quelques-uns dans cet article.

Licenciement

Si votre employeur vous licencie, la Convention collective nationale (CCN) des services de l'automobile vous donne la possibilité de bénéficier d'heures consacrées pour la recherche d'emploi, qui sont rémunérées.

Ainsi, vous bénéficiez au maximum de 2 heures de recherche d'emploi par jour dans la limite de :

  • 24 heures si votre préavis est de 2 semaines ;
  • 50 heures par mois si votre préavis est supérieur à 2 semaines.

Précisons que si vous faites partie du personnel de maitrise ou que vous exercez les fonctions de cadre, vous pouvez vous absenter 50 heures par mois pour rechercher un emploi peu importe la durée de votre préavis.

Si vous travaillez à temps partiel, votre CCN prévoit également la possibilité de vous absenter pour rechercher un emploi et ce, dans la limite de 30% de l'horaire inscrit à votre contrat par semaine.

Par exemple :

Si vous travaillez 25 heures par semaine, vous pouvez vous absenter 7,5 heures dans la semaine pour rechercher un emploi (25 X 30)/100.

Les heures pour recherche d'emploi sont payées uniquement en cas de licenciement.

Sachez que si vous retrouvez un travail, vous pouvez être dispensé d'une partie de votre préavis :

  • pour les ouvriers et employés : dispense de la seconde moitié du préavis ;
  • pour le personnel de maîtrise et les cadres : délai de prévenance de 15 jours réduit ou supprimé sur autorisation écrite de l'employeur.

Garantie d'emploi

La Convention collective nationale des services de l'automobile permet aux salariés en arrêt maladie de bénéficier d'une garantie d'emploi, correspondant à :

  • 45 jours continus pour les non cadres ;
  • 180 jours continus pour les cadres.

Attention, vous pouvez être licencié à la fin de cette période si votre employeur justifie la nécessité de votre remplacement définitif. Pensez alors à vérifier que votre employeur a bien respecté la procédure de licenciement, à défaut, vous êtes susceptible de bénéficier d'une indemnité. Si votre licenciement est justifié, vous êtes en droit de bénéficier d'une priorité de réembauchage pendant 1 an.

Indemnité de panier de nuit

La prime de panier est destinée à compenser une contrainte liée à l'emploi. Concrètement, la prime de panier de nuit a pour objectif de compenser le surcoût du repas consécutif à un travail posté de nuit ou à des horaires atypiques.

Le montant de cette indemnité a été réévalué au 1er janvier 2017 (2). L'indemnité de panier de nuit s'élève désormais à 5,66 euros.

D'ailleurs, dans un récent arrêt, la Cour de cassation a estimé que cette prime de panier de nuit constitue, nonobstant son caractère forfaitaire et le fait que son versement ne soit soumis à la production d'aucun justificatif, un remboursement de frais et non un complément de salaire (3).

Salaire minimum conventionnel

Selon le droit du travail, le salaire minimum dont doit bénéficier un travailleur doit être le plus favorable entre le SMIC (1.480,27 euros bruts mensuels pour 2017) et le salaire minimum conventionnel. Votre employeur ne doit donc pas vous payer en dessous de ces seuils. Si c'est le cas, vous pouvez demander l'application des grilles de salaires devant le juge prud'homal et même exposer votre employeur à des sanctions financières.

Le montant du salaire minimum conventionnel applicable à chaque échelon du secteur automobile a évolué au 1er janvier 2017. En 2017, le salaire le plus bas relevé dans la convention collective nationale des services de l'automobile est de 1.495 euros.

En tant que salarié, vous êtes en droit de négocier votre rémunération soit lors de la signature de votre contrat, soit lors de l'entretien annuel d'évaluation. Utilisez la grille de salaires 2017 pour vous repérer car une demande trop gourmande pourrait, en plus de ne pas être acceptée, être mal perçue par votre employeur.