Vous n'êtes pas sans savoir, que tout salarié doit justifier de façon légitime toute absence. Dans ce cadre, il doit bien sur informer l'employeur de son arrêt de travail pour maladie.

A défaut et comme pour toute autre absence, le salarié s'expose à un licenciement pour cause réelle et sérieuse. Toutefois notons qu'au cas de prolongation de l'arrêt de travail initial, il semblerait que la Cour de cassation soit moins exigeante envers le salarié.

S'il est bien évident que ce dernier doit également informer son employeur, par l'envoi de certificats médicaux, des prolongations éventuelles de son arrêt de travail, la Haute juridiction considère que l'inexécution de cette obligation ne constitue pas toujours un motif légitime de licenciement.

Ainsi, confirmant sa jurisprudence antérieure, la Cour vient de nouveau de préciser que ne constitue pas une faute grave, la seule absence de justification par un salarié de la dernière prolongation de son arrêt de travail dès lors que l'employeur a été informé de l'arrêt de travail initial.

Bien évidemment, je déconseille fortement aux salariés de tenter de s'exonérer de l'obligation d'information de l'employeur au regard de cette jurisprudence. En outre, vous noterez que la Haute juridiction s'est uniquement prononcée sur l'absence de faute grave.

Pour autant cela ne signifie pas que le licenciement ne soit pas considéré, par la Cour d'appel de renvoi, comme justifié par une cause réelle et sérieuse. (Cass. soc., 26 oct. 2010, n° 09-65.020 ) Source: Éditions Législatives

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