L'étude menée par la Dares révèle que la rémunération brute mensuelle moyenne en 2011 s'est élevée à 2.829 euros pour les salariés du secteur privé et public, pour un travail à temps plein, ce qui représente une hausse de 2,4% par rapport à l'année précédente. Le salaire net mensuel a quant à lui augmenté de 2,3%, pour être porté à 2.128 euros.

Mais cette hausse connaît des inégalités en fonction des branches d'activité, mais aussi de la taille de l'entreprise.

Des inégalités en raison de la taille de l'entreprise

Les salariés travaillant dans des entreprises de moins de 100 salariés ont connu des augmentations de salaire net moins importantes que la moyenne : seulement 1,9% pour les entreprises de moins de 10 salariés par exemple. C'est également dans ces entreprises que la part de salariés payés au Smic est la plus importante.

A contrario, pour les entreprises dont l'effectif est compris entre 250 et 499 salariés, cette augmentation est de 3,3%.

En ce qui concerne les rémunérations, plus l'entreprise est grande, plus les salaires nets mensuels sont importants. Il passe de 2.368 euros dans les structures de 500 salariés ou plus à 1.772 euros dans celles de moins de 10 salariés.

Cette différence s'explique notamment par la caractéristique des emplois occupés (souvent moins qualifiés dans les petites entreprises), le secteur d'activité qui est moins rémunérateur et par l'âge des salariés (souvent plus jeunes dans les entreprises de petite taille).

Même si son salaire stagne, le salarié peut solliciter une augmentation de salaire à son employeur, en lui adressant sa demande par courrier. Si tous ses collègues de travail ont été augmenté mais pas lui, il peut, dans certaines hypothèses, contester cette inégalité. En outre, pour savoir si son salaire conventionnel a été revalorisé, le salarié peut consulter sa convention collective.

Des inégalités en fonction du secteur d'activité

Certains secteurs d'activité tirent leur épingle du jeu. C'est le cas notamment dans le secteur :

  • de l'industrie qui a connu une augmentation du salaire net de 3,1% contre 2,3% tous secteurs d'activité confondus ;
  • de la fabrication d'équipements électriques : 3,2% ;
  • de la fabrication de matériels de transport : 4,9%.

Le domaine de la cokéfaction et du raffinage (qui a connu une augmentation de 3,9%) est le secteur le plus rémunérateur. En moyenne, les salariés qui y sont employés gagnent un salaire de 3.337 euros mensuels nets.

A contrario, la branche de l'industrie textile et de l'habillement est la moins rémunératrice, avec 1.900 euros nets par mois.

Pour évaluer et comparer gratuitement sa rémunération en fonction de son métier, le salarié peut utiliser notre simulateur de salaire.

Des inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, même si elles tendent à se réduire

Même si les femmes, à travail égal, ne perçoivent pas le même niveau de rémunération que leurs collègues masculins, l'écart de salaire entre les deux sexes est en baisse. Cette baisse, qui s'observe progressivement depuis une dizaine d'années, s'explique par les salaires nets féminins qui ont davantage progressé que les salaires masculins (2,9% contre 2,2%).

Ici encore la différence de rémunération n'est pas la même selon le secteur d'activité. C'est dans le secteur des activités financières et d'assurance que l'inégalité de traitement est le plus important : une femme qui y est embauchée gagne un salaire 41,4% plus faible qu'un homme.

En revanche, la palme du meilleur élève est décernée au secteur de la construction, dans lequel l'écart, bien qu'existant, est à peine perceptible : il est de -1,2%.

Afin de supprimer les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, les délégués syndicaux sont conviés, chaque année et à l'initiative de l'employeur, à la négociation annuelle obligatoire. A défaut, les organisations syndicales peuvent demander l'ouverture de la NAO.