En cette période de crise, les salariés souhaiteraient plus que jamais bénéficier d'une augmentation de salaire. Et si on leur pose la question, 90% d'entre eux disent préférer une hausse de leur rémunération à tout autre avantage, qu'il s'agisse d'un avantage en nature (voiture de fonction, chèques vacances, titres restaurant…) ou d'avantages sociaux (mutuelle d'entreprise, crèche…).

Cette attente est plus forte chez les femmes, qui gagnent en moyenne moins que les hommes, mais aussi chez les fonctionnaires et les non cadres.

Mais, dans un contexte économique encore difficile pour les entreprises, les salaires ne progressent que faiblement.

Et puisqu'ils savent que leur employeur risque de ne pas les augmenter cette année, les salariés sont prêts à travailler davantage pour gagner de meilleurs revenus. 1 salarié sur 2 est disposé à faire des heures supplémentaires, 1 sur 3 à travailler quelques dimanches dans l'année (à condition qu'il soit payé double). Une minorité de salariés se prononce en faveur d'un cumul d'emploi, du travail de nuit ou d'une réduction du nombre de jours de congés payés.

Bien souvent, gagner plus signifie aussi payer plus d'impôts ! Cette incidence laisse un goût amer aux salariés qui se disent à 44% "dégoutés" de  gagner plus d'argent et donne envie de frauder à 10% d'entre eux.

"Info-plus" : Avantages en nature ou en argent, sont-ils imposables ?

Les salariés sont tenus, lorsqu'ils complètent leur déclaration d'impôts sur le revenu, de déclarer leurs avantages qui leurs sont accordés par leur employeur.

Certains, comme le logement, sont soumis à un barème d'évaluation forfaitaire, dont le montant dépend de la taille du logement de fonction et du salaire du salarié. C'est également le cas de l'avantage en nature nourriture (lorsque l'employeur fournit le repas).

Quant aux avantages en argent (qui couvrent des dépenses personnelles ou qui constituent de véritables compléments de salaire), ils sont également imposables. C'est par exemple le cas de la mutuelle d'entreprise, dont la part patronale a été réintégrée dans le revenu imposable des salariés dès cette année.

Pour ce qui est du véhicule mis à disposition du salarié, il n'a pas toujours à être déclaré !