Une étude révèle que le salaire des cadres ont connu une progression modérée de 0,5% entre 2012 et 2013, après une hausse soutenue de +2,4 et +2,9% en 2012 et 2011. La faute à un marché du travail dégradé et à une conjoncture en berne.

L'étude révèle que, selon les régions, les rémunérations connaissent des augmentations inégales.

Les salaires des franciliens ont davantage progressés (+0,9%) que ceux des provinciaux (+0,3%).

La région Ile de France est de loin celle où les revalorisations salariales ont été les plus importantes, en particulier chez les ingénieurs recherche et développement qui ont vu leurs rémunérations croître de 6,1%. L'Ile de France continue de choyer ses ingénieurs, en leur offrant les rémunérations les plus attractives du pays (le salaire médian d'un ingénieur dans cette région est de 41.590 euros brut annuel).

En revanche, en 2012, les salaires des cadres du Nord sont restés à la traîne, les meilleures progressions de salaires ayant été réservées aux ETAM (employés, techniciens et agents de maîtrise). Par conséquent, 60% des salariés trouvaient que leur rémunération était trop basse par rapport au marché.

L'étude fait également ressortir les secteurs d'activité et les métiers dans lesquels les progressions salariales sont les plus avantageuses, et ceux que les revalorisations ont oubliés. Tout en haut de l'échelle, les ingénieurs spécialisés dans les systèmes informatiques et les réseaux sont les mieux lotis. Leur progression salariale, qui oscillent entre +5,5 et +6,1%, sont bien au-delà de la moyenne des cadres (+0,5%). De leur côté les salaires des cadres des ressources humaines ou travaillant dans le juridique n'ont connu qu'une faible progression de 0,2%.

"Info-plus" Fixation du salaire

Le salaire est librement fixé entre les parties. Lors de l'entretien d'embauche, le salarié négocie sa rémunération avec son employeur.

Mas cette liberté n'est pas sans limite. En tout état de cause, un salarié ne peut être rémunéré en deça du smic (qui est fixé à 1.430,22 euros brut mensuel pour un temps complet, soit 9,43 euros de l'heure depuis le 1er janvier 2013).

Aussi, le salarié ne peut être payé en dessous du salaire conventionnel. Ces salaires font l'objet de négociations annuelles avec les  représentants du personnel. C'est la classification du salarié (par exemple cadre coefficient 210) qui détermine la rémunération que devra percevoir, a minima, le salarié.

Par exemple, un cadre de niveau I relevant de la convention collective des cadres, techniciens et employés de la publicité française (IDCC n°86) doit percevoir une rémunération minimale de 1.913 euros brut par mois.

Un cadre de niveau CA3 qui relève de la CCN des activités industrielles de boulangerie et pâtisserie (IDCC n°1747) doit percevoir un salaire minimal mensuel de 3.343 euros brut.

Sources : cadremploi 24 septembre 2013 et 11e édition du baromètre Expectra des salaires cadres