Selon le 11e baromètre Croissance-Plus Astorg, 90% des entrepreneurs ne font pas confiance au Gouvernement pour relancer la croissance et l'emploi.

Conséquence directe, beaucoup de chefs de petites et moyennes entreprises n'envisagent pas d'augmenter leur niveau d'investissement sur le premier trimestre 2014, qui est pourtant un véritable levier de croissance.

Ils attendent du Gouvernement une simplification du droit du travail (à 77%), une baisse de la fiscalité qui pèsent sur les entreprises (à 69%) ainsi qu'une baisse du coût du travail, qui sont 3 actions indispensables pour relancer la croissance et créer de nouvelles embauches.

Les patrons de PME pensent aussi qu'il faut remplacer le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) par un allègement des charges patronales (qui est d'ailleurs peu utilisé par les employeurs en pratique).

Mais il n'y a pas que les employeurs de PME qui ne sont pas convaincus par les propositions du pacte de responsabilité du Président Hollande.

Par exemple, Guy ­Mamou-Mani, qui emploie 3.000 salariés et qui participe ce lundi au Conseil stratégique de l'attractivité à l'Elysée (auquel sont invités une trentaine de chefs d'entreprise), est plus que dubitatif. A propos de la réduction des charges sociales – au programme du fameux pacte – il a déclaré : "elles ne sont pas un cadeau aux entreprises. On sait que le coût du travail est bien trop élevé en France". Quant à la création d'un million d'emplois, il estime que "c'est n'importe quoi. Cela ne sert à rien de demander des contreparties ou toute autre forme d'engagement à des entreprises en échange d'un allégement de charges. Cela n'a rien de mécanique".

Contrairement aux PME, il pense que le dispositif du CICE doit être maintenu, et cumulé avec ceux du pacte de responsabilité.

"Info-plus" Bénéficier du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi

Pour pouvoir profiter de ce dispositif, le chef d'entreprise doit tout d'abord vérifier qu'il remplit les conditions nécessaires. En effet, toutes les entreprises ne peuvent pas en bénéficier.

S'il fait partie des entreprises potentiellement bénéficiaires, il doit se soumettre à des obligations déclaratives auprès de l'Urssaf et de l'administration fiscale, au moyen du formulaire cerfa  adéquat.