Le sujet du coût du travail en France avait déjà fait l'objet de débats agités en automne 2012.

Pierre Gattaz, président du MEDEF et Pierre Moscovici, actuel Ministre de l'économie, planchent sur ce thème et étudient les pistes à privilégier afin de baisser le coût du travail et les prélèvements liés à l'emploi salarié.

Pierre Gattaz a annoncé, ce lundi 2 septembre 2013, qu'une concertation interviendrait prochainement afin de combattre un problème dénoncé depuis longtemps par bon nombre d'employeurs, souvent invoqué à l'appui de la réticence à procéder à de nouvelles embauches.

Les Ministres de l'économie et des finances avaient déjà annoncé leur volonté de s'orienter sur cette voie lors de l'université d'été de l'organisation patronale.

Dans un communiqué faisant suite à une réunion avec les membres du gouvernement, Pierre Gattaz insistait sur la nécessité d'avoir des garanties sur une tendance à la baisse du coût du travail d'ici la fin de l'année : "nous devons avoir des certitudes de baisses en 2014 sur ces deux sujets avant la fin de l'année. Il ne faut pas laisser le flou perdurer plus longtemps".

Le président du Medef souligne dès lors l'urgence de s'intéresser de près à une évolution prochaine de la situation afin de ne pas handicaper l'emploi en France. Etablissant un lien de causalité direct entre le chômage et le coût du travail, il martèle "toute augmentation de charges sur les entreprises conduit à augmenter le chômage. Or, notre priorité collective doit être de développer l'emploi".

Il rappelait également l'objectif du Medef d'atteindre, d'ici 5 ans, "50 milliards d'euros de baisse du coût du travail et 50 milliards de baisse de la fiscalité sur les entreprises".

La perte de vitesse de l'industrie française a fait de la question de l'allègement des charges, un enjeu prioritaire pour les entreprises. La relance de la compétitivité nécessite d'importants efforts sur les prix proposés par les entreprises, la baisse du coût du travail tant attendue devrait permettre, si elle se concrétise, d'offrir de beaux jours aux entreprises françaises et de relancer l'innovation et l'emploi.


"Info-plus"  le recrutement d'un salarié

L'employeur a l'obligation d'informer expressément le candidat à un emploi des méthodes et techniques d'aide au recrutement qui doivent être utilisées à son égard (article L1221-8 du Code du travail).

Il doit aussi veiller à s'assurer de la transmission des informations au comité d'entreprise relatives aux méthodes ou techniques utilisées -ou lorsqu'il opère une modification de celles-ci- pour recruter les candidats à un emploi (article L2323-32 du Code du travail).

Les informations qui peuvent être demandées au candidat ne peuvent avoir comme objet que d'apprécier les capacités à occuper l'emploi proposé. Les informations recueillies doivent avoir un lien direct et nécessaire avec l'emploi (article L1221-6 du Code du travail).

Attention ! Dans certains cas les textes prévoient une priorité de réembauchage dont peuvent bénéficier d'anciens salariés licenciés :

  • les parents qui ont interrompu leur carrière afin d'élever un enfant (article L1225-67 du Code du travail) ;
  • et les alariés licenciés pour un motif économique bénéficiant d'une priorité de réembauche pendant un an après la rupture du contrat (article L1233-45 du Code du travail).


Sources : Les Echos et La Tribune, le 2 septembre 2013