En effet, une étude réalisée par le cabinet KPMG révèle que dans 6 cas sur 10, le fraudeur travaille dans l'entreprise.

Dans 56% des cas, la fraude se caractérise par un détournement d'actifs : la motivation première du salarié fraudeur est l'appât du gain et l'avidité. Ce désir immodéré d'argent peut provenir, quel que soit le niveau hiérarchique du collaborateur, de la volonté de maintenir ou d'augmenter son train de vie.

"Les besoins financiers constituent la principale motivation du passage à l'acte, devant l'avidité, forme ultime de l'appât du gain, et le sentiment de supériorité et d'impunité" souligne l'étude.

Même si 61% des fraudeurs travaillent dans l'entreprise, 70% d'entre eux agissent avec des complices extérieurs.

Le chef d'entreprise a donc tout intérêt à surveiller l'activité de ses collaborateurs sur internet, d'autant plus que les sommes qui sont détournées sont conséquentes (dans 42% des cas, la valeur moyenne d'une transaction frauduleuse se situe entre 1.000 et 50.000 dollars soit entre 740 et 36.000 euros) et que les technologies informatiques engendrent de nouvelles malversations et alourdissent la facture.

Comme pour les autres fraudes, la cybercriminalité est généralement le fait d'un des salariés, employé généralement dans le secteur de l'informatique, des finances ou des fonctions opérationnelles. Là encore l'aspect financier motive souvent le passage à l'acte, mais certains "hackers" invoquent des motivations idéologiques ou politiques.

Et il faut agir vite : lorsque le fraudeur n'est pas démasqué, le détournement dure dans le temps, souvent entre 1 à 5 ans.

"Info-plus" Contrôler l'activité des salariés sur internet

Afin de se prémunir des fraudes contre l'entreprise mais aussi pour éviter que la responsabilité pénale de l'employeur ne soit engagée, ce dernier se doit de contrôler l'utilisation d'internet et de l'outil informatique par ses collaborateurs.

L'utilisation de programmes malveillants, les infractions à la loi informatique et liberté ou encore la diffusion de contenus illicites sont autant d'infractions qui peuvent être commises par le salarié mais qui peuvent engager la responsabilité de l'employeur.