BRÈVE Consultation du Comité d'Entreprise pour restructuration-réorganisation

Conclusion des premiers accords de compétitivité pour anticiper les difficultés


Par Rédaction Juritravail - Modifié le 26-03-2013

Afin de prévenir d'éventuelles baisses d'activité et de gagner en flexibilité, certaines entreprises ont conclu des accords de compétitivité.

Avant même la transcription législative de l'accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 relatif à la compétitivité des entreprises et à la sécurisation de l'emploi, certaines entreprises ont d'ores et déjà conclu des accords de compétitivité, comme Renault, il y a quelques jours et Michelin désormais, afin de s'adapter aux évolutions de la conjoncture économique.

L'ANI du 11 janvier 2013, qui n'est pas, pour le moment, entré en vigueur, prévoit de favoriser l'anticipation négociée des mutations économiques pour développer les compétences, maintenir l'emploi et encadrer les licenciements économiques. Plus spécifiquement, l'ANI souhaite encourager les voies négociées de maintien de l'emploi face aux difficultés conjoncturelles.

Deux syndicats, la CFDT et la CFE-CGC ont signé, lundi 25 mars, un accord de compétitivité avec la direction de Michelin, qui s'applique sur 3 ans afin de faire face à d'éventuelles baisses d'activité. L'objectif de cet accord est d'éviter que le leader mondial du pneu ne ferme ses usines en cas de baisse importante des commandes, comme le font actuellement nombre d'entreprises du secteur des pneumatiques.

Comme l'a confié Florent Menegaux, directeur général de la division pneus tourisme de Michelin, il n'est pas exclu que soient prises des mesures d'économies au sein du groupe, en raison d'une surcapacité de certains de ses secteurs d'activité, comme le tourisme ou le poids lourd.

Cet accord devrait permettre de répondre à la problématique de surcapacité que rencontre le groupe.

L'accord prévoit notamment que les salariés puissent ne pas travailler pendant 15 jours ouvrés, tout en maintenant intégralement leur rémunération en cas de baisse d'activité. En contrepartie, lors de la reprise de l'activité, les salariés devront "rendre" ces journées, à hauteur de 75% dans les quatre années suivantes.

Notons que cet accord doit à présent être approuvé sur les différents sites concernés en France pour pouvoir entrer en vigueur.

Même si le chiffre d'affaires de Michelin continue de progresser, le groupe pourrait être tenté de rééquilibrer ses effectifs vers les pays à forte croissance, comme la Chine ou le Brésil.

Source : La Tribune, le 25 mars 2013

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