Contrairement à la maternité, la paternité rejaillit positivement sur la carrière professionnelle des salariés et dans l'esprit des dirigeants d'entreprise et des recruteurs.

Le fait d'avoir un enfant, est un élément apprécié par les chasseurs de tête à l'affût de salariés consciencieux, stables et professionnels. Les stéréotypes traverseraient ils les frontières de la vie privée pour pénétrer le monde professionnel ? L'idée mérite d'être soulevée !

En effet, il apparaît que le fait, pour un homme, de mentionner des enfants sur un curriculum vitae accroît les chances de s'attirer les "faveurs"des entreprises dans le cadre d'un processus de recrutement. Selon Michelle Budig, sociologue américaine, ce "favoritisme" prend aussi racine en matière de rémunération.

Selon elle, et à travers une étude réalisée sur une population américaine, l'explication de ce phénomène est à rattacher à l'idée d'une distinction des comportements adoptés par les parents, selon leur sexe, en raison de leur parentalité. Le statut de père étant associé à  la responsabilité et à la stabilité alors que celui de mère est lui affilié à la notion de préoccupation familiale susceptible de déconnecter la salariée de sa tâche.

L'étude révèle, en outre, que les femmes subissent une baisse de salaire chiffrée à 4% à la naissance d'un nouvel enfant. Mais ce constat est à nuancer lorsqu'il s'agit des salariées les mieux qualifiées.

La naissance des enfants creuserait donc le lit d'inégalité salariale entre les femmes et les hommes. Et cet écart de rémunération n'est pas minime ! Les hommes percevraient un salaire majoré de 25% par rapport à celui perçu par un collègue de travail de sexe féminin placé dans une situation professionnelle équivalente.

"Info-plus" L'apparition d'une nouvelle protection contre le licenciement

Le salarié père d'un nouvel enfant bénéficie d'une protection contre le licenciement pendant une durée de 4 semaines à compter de la naissance de son enfant.

Ainsi, le salarié nouvellement père de famille ne peut être concerné par une mesure de licenciement pendant la période de protection :

  • sauf en cas de faute grave,
  • sauf en présence d'un motif de rupture du contrat n'ayant aucun lien avec l'enfant et rendant impossible la poursuite de la relation de travail (article L1225-4-1 du Code du travail).