SFR, l’opérateur de télécommunications, accorde à partir du 1er septembre un congé de parentalité de 11 jours à ses salariés homosexuels, l’équivalent du congé paternité.

Selon SFR, le dispositif ne concerne pas toutes les situations. Seul est concerné le salarié vivant en couple, pacsé ou non, avec une personne de même sexe qui va avoir un enfant. L’extension aux situations d’adoption est à l’étude.

La demande de congé de parentalité, qui est confidentielle, nécessite la présentation de l’acte de naissance ainsi qu’un justificatif de vie commune. Le salarié perçoit 100 % de son salaire comme pour le congé de paternité, dès lors qu’il justifie de six mois d’ancienneté.

La seule différence avec le congé de paternité est que la rémunération n’inclut pas les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale au père. L’intégralité de la rémunération est prise en charge par l’employeur.

L’idée du congé de parentalité vient de l’association des lesbiennes, gay, bisexuels et transgenres HomoSFèRe du groupe SFR. Elle a été soutenue par les syndicats et la question du coût de la prise en charge n’a pas été un problème car peu de salariés sont concernés sur un effectif de 10 000 salariés.


« Info plus » La prise du congé de paternité

Le salarié qui souhaite bénéficier du congé de paternité avertit son employeur au moins un mois avant la date à laquelle il envisage de le prendre, en précisant la date à laquelle il entend y mettre fin (article L. 1225-35 alinéa 3 du Code du travail).

Le congé de paternité est pris dans les quatre mois suivant la naissance de l’enfant. Il peut être reporté au-delà des quatre mois dans deux cas :

 - hospitalisation de l’enfant, dans les quatre mois qui suivent la fin de l’hospitalisation

 - décès de la mère, dans les quatre mois suivants la fin du congé dont bénéficie le père à la suite du décès de la mère (article D. 1225-8 du Code du travail).


Et vous, pensez-vous que le législateur doive inscrire dans le Code du travail ce congé de parentalité ?


Par Juritravail

Source : Le Monde, le 5 septembre 2012