Pour Bernard Cohen-Haddad, président du think tank Etienne Marcel et président de la commission financement de la CGPME, le résultat de l’élection présidentielle aura une grande influence sur les patrons de PME.

En effet, le nouveau président ne pourra mettre en œuvre les promesses faites aux entreprises moyennes durant la campagne que si elles sont soutenues par une majorité parlementaire consciente de l’enjeu PME. Egalement, ces promesses ne doivent pas avoir pour effet d’augmenter les déficits mais doivent améliorer les dispositifs existants et répondre à un sentiment de justice.

Pour cela, Bernard Cohen-Haddad préconise de mettre un terme à l’instabilité juridique permanente liée à l’inflation législative et réglementaire. De même, la multiplication des interlocuteurs, des dispositifs publics et la rétroactivité de normes doit cesser.

Le volume du Code du travail a augmenté de 20 % en cinq ans. Tout en étant une garantie pour les chefs d’entreprise comme pour les salariés, il est difficile pour les chefs d’entreprises et les avocats de connaître et d’appliquer tous les changements.

Bernard Cohen-Haddad préconise donc deux grandes réformes de simplification des lois des PME qui devront être mises en place au cours du prochain quinquennat. La première consiste à faire disparaître un texte de même valeur pour tout nouveau texte. Le second serait de simplifier et rationaliser les dispositifs d’aides aux entreprises. Aux niveaux territorial, nationale, voire européen, il existe 6.000 dispositifs. Ces aides, qui doivent se financer par des recettes fiscales, grèvent le budget de l’Etat, des collectivités territoriales, mais aussi celui des entreprises.

Pensez-vous que ces deux idées de réformes devraient être appliquées ?

Par Juritravail

Source : Le Monde, le 15 mai 2012