Le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 3,224 millions (pour la part des sans-emploi) en France métropolitaine fin mars 2013, battant tristement le record de janvier 1997 qui était de 3,195 millions.

Ce "record" est plutôt qualifié de "désastre" par la CGT. L'organisation syndicale a même  dénoncé – dans un communiqué - que ce sont, "comme toujours, les plus fragiles qui paient cher l'addition", c'est-à-dire les seniors et les jeunes. En effet, les mesures relatives aux emplois d'avenir et aux contrats de génération "censées favoriser leur emploi ne démontrent pas leur efficacité".

Selon la CGT, la moitié des demandeurs d'emploi seraient des salariés pour lesquels le CDD n'a pas été renouvelé ou les contrats d'intérim ont pris fin.

Ce qui inquiète le plus FO c'est le nombre de demandeurs d'emploi de longue durée – c'est-à-dire qui recherchent un poste depuis plus d'1 an – qui a augmenté de 15% et 18%, respectivement pour ceux qui sont au chômage depuis plus d'1 an et plus de 3 ans.

La Présidente de la CFE-CGC a, quant à elle, déploré : "Nous ne voyons pas la courbe du chômage s'inverser, au contraire les annonces des PSE se succèdent dans les grands groupes du CAC-40". Elle craint que "la crise devienne un prétexte à dégraisser les effectifs dans les différents groupes".

A travers ces réactions, c'est la politique du Gouvernement qui est remise en cause.

"Info-plus" Consultation du CE en cas de mise au chômage partiel

Préalablement à la décision du recours à la réduction temporaire de la durée du travail par l'employeur, le comité d'entreprise doit être consulté.

En effet, la mise au chômage partiel, en ce qu'elle modifie temporairement la durée et l'organisation du temps de travail des salariés dans l'entreprise, doit faire l'objet d'une consultation préalable du CE (article L2323-6 du Code du travail).

Il ne s'agit pas d'une simple information mais d'une consultation, au cours de laquelle l'avis du comité est recueilli (Cass. Crim. 23 juillet 1986, n°85-93402).

Au cours de cette consultation, le comité va pouvoir apprécier les causes pour lesquelles l'employeur veut recourir au chômage partiel, et si cette mise en œuvre est adaptée à la situation de l'entreprise (par exemple, le recours au chômage partiel peut avoir pour objectif d'éviter des licenciements). En cas de désaccord avec l'employeur, le comité d'entreprise peut proposer des solutions alternatives, telles que la prise de congés payés….

Source : Libération, 25 avril 2013