Selon un classement réalisé par TNS Sofres, Danone, LVMH et EDF sont les trois sociétés préférées des étudiants, respectivement d’école de commerce et d’école d’ingénieur.

D’après Eric Chauvet, directeur de TNS Sofres, les élèves citent spontanément ces entreprises. Les plus populaires sont généralement celles se montrant les plus actives sur les campus. Il semble que les sociétés industrielles sont préférées au détriment de la finance et de l’audit.

Unilever et EADS tirent profit de leurs investissements dans les campus, tandis qu’Apple jouit d’une image innovante. D’autres ont totalement disparu du classement, tel Veolia, Canal + ou encore HSBC.

Les grandes entreprises de l’aéronautique émergent aux premières places, dont Safran, recueillant les fruits de sa politique d’image de recruteur sur le territoire français. Comme pour les étudiants d’école de commerce, les ingénieurs sont de moins en moins attirés vers les grands noms de l’économie.

« Info-plus » : Le travail des jeunes

Il existe un certain nombre de règles destinées à protéger les jeunes au travail. Un jeune occupant un emploi normal dans l’entreprise, sans lien avec ses études, pendant la durée de l’année scolaire, ou ses vacances, sera titulaire d’un véritable contrat de travail.

En principe, les jeunes ne peuvent travailler avant 16 ans, sauf s’ils sont titulaires d’un contrat d’apprentissage, d’un contrat d’alternance, où que cela fait partie de leur formation (Article L. 4153-1 du Code du travail).

Les jeunes, de 25 ans et moins, peuvent bénéficier d’un congé de formation, lorsqu’ils sont entrés dans la vie active sans formation (Article L. 6322-59 du Code du travail).

La durée de travail effectif d’un jeune travailleur de moins de 18 ans ne pourra jamais excéder 35 heures par semaine et 8 heures par jour (Article L. 3162-1 du Code du travail). Le travail de nuit leur est aussi interdit (Article L. 3163-1 du Code du travail).

Concernant leur rémunération, les jeunes de moins de 18 ans sont rémunérés au minimum sur la base du SMIC, minoré de 20% avant 17 ans et de 10% entre 17 et 18 ans (Article D. 3231-3 du Code du travail).

Enfin, au regard de la médecine du travail, les jeunes travailleurs font l’objet d’une surveillance particulière dite renforcée (Article R. 4624-19 du Code du travail).

Par Juritravail

Source : Le Figaro, 15 octobre 2012