Selon le texte du projet de loi amendé par la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, les emplois d’avenir devraient entrer en vigueur le 1er novembre au lieu du 1er janvier.

Le projet de loi vise à créer 150 000 emplois subventionnés par l’Etat pour les jeunes peu ou pas qualifiés, dont 100 000 dès l’année prochaine.

Ces emplois, réservés initialement aux jeunes résidant dans des zones urbaines sensibles,  ont été élargis aux zones de revitalisation rurales, à l’outre mer ou à des territoires connaissant des difficultés particulières en matière d’accès à l’emploi des jeunes. Pour bénéficier de ces emplois, les jeunes doivent avoir entre 16 et 25 ans à la signature du contrat. Ce contrat aura en général une durée de trois ans. Il a également été étendu aux travailleurs handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans en difficulté.

Les emplois d’avenir de professeur, destinés initialement aux étudiants en deuxième année de licence, ont été étendus jusqu’aux premières années de master. Le bénéficiaire d’un emploi d’avenir professeur devra avoir une durée du travail inférieure à la moitié de la durée légale du travail (35 heures).    


« Info plus » Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation a pour but de permettre à son bénéficiaire d’acquérir une qualification ou de compléter une formation initiale en vue de favoriser son insertion ou sa réinsertion professionnelle (article L. 6325-1 du Code du travail).

Ce contrat associe des enseignements généraux, professionnels et technologiques dispensés par des organismes publics ou privés de formation, ou par l’entreprise si celle-ci dispose de son propre service de formation avec l’acquisition d’un savoir-faire par l’exercice en entreprise d’une ou plusieurs activités professionnelles  (article L. 6325-2 du Code du travail).

Ce contrat est ouvert :

- aux jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus afin de compléter leur formation initiale

- aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus

- aux bénéficiaires d’un minima social : revenu de solidarité active, allocation de solidarité spécifique, allocation aux adultes handicapés (article L. 6325-1 du Code du travail).

Et vous, pensez-vous que les entreprises vont avoir recours aux emplois d’avenir afin de favoriser l’embauche des jeunes en difficulté ?

Par Juritravail

Source : Le Monde, le 6 septembre 2012