Les sénateurs viennent de voter le texte sur les emplois d’avenir mis au point par la commission mixte paritaire assemblée-sénat.

Ce texte prévoit la création de 150 000 emplois pour les jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés qui ont des difficultés d’accès à l’emploi, notamment ceux résidant dans des zones urbaines ou rurales où le chômage est élevé.

Sont également concernés par ce dispositif :

- les jeunes diplômés des zones sensibles devant faire face à des difficultés d’insertion professionnelle

- les étudiants boursiers qui souhaitent poursuivre leurs études pour devenir enseignant.

Les emplois d’avenir prendront la forme d’emplois à temps plein, en CDI ou en CDD de trois ans (ou un an renouvelable jusqu’à trois ans). La rémunération commencera au Smic, l’Etat s’engageant à les financer à hauteur de 2, 3 milliards d’euros.

Initialement prévu pour s’appliquer au 1er janvier 2013, ces emplois aidés pourront finalement être conclus dès le 1er novembre 2012.


« Info plus » Le contrat de professionnalisation

Le Code du travail prévoit de nombreux contrats pour favoriser l’accès à l’emploi de certains publics en difficulté. Parmi ces contrats figurent le contrat de professionnalisation.

 Il s’agit d’un contrat de formation en alternance qui associe une expérience professionnelle et des enseignements généraux, professionnels ou technologiques dispensés par des organismes publics ou privés de formation, ou par l’entreprise si celle-ci dispose de son propre service (article L. 6325-2 du Code du travail).

Le contrat de professionnalisation peut être conclu pour une durée déterminée ou indéterminée. Il est établi par écrit. Il doit être déposé auprès de l’autorité administrative (article L. 6325-5 du Code du travail).


Et vous, pensez-vous que les emplois d’avenir favoriseront réellement l’insertion professionnelle des jeunes sans diplômes ?


Par Juritravail

Source : Le Figaro, le 10 octobre 2012