La société Virgin, en proie à de graves difficultés économiques, présentait lundi 7 janvier 2013 lors d’un comité d’entreprise extraordinaire son projet de déclaration de cessation de paiement de l’entreprise.

Guy Olharan, élu CGT, a déclaré, à la mi-journée, que la rencontre s’était déroulée dans un "climat plutôt serein". C’est au nom de l’intersyndicale qu’il a indiqué que "lors de la réunion de ce matin, nous avons fait un état des lieux de l'entreprise, de son endettement, et nous avons défendu une idée forte qui est celle de rencontrer l'actionnaire Butler Capital Partners" qui est selon elle, le "principal responsable" de l’actuelle situation de Virgin.

Ainsi, c’est en présence d’un représentant de la société française Butler Capital Partners, actionnaire majoritaire de Virgin, que la réunion se poursuivra ce mardi 8 janvier.

Le délégué syndical CGT a également déclaré qu’ils étaient "absolument déterminés à trouver une solution pour les 1.000 salariés des Virgin". Il a notamment affirmé croire "à la viabilité de l’entreprise sur la définition d’un nouveau projet".
Loïc Delacourt, élu CFE-CGC, a ajouté qu’il n’était pas trop tard et qu’ils étaient "super motivés", notamment pour faire de leur société un "vendeur multicanal" alliant les achats en ligne et la vente en magasin.

Un nouveau rassemblement des salariés est prévu pour cet après-midi à 13h devant le site des Champs Elysées.

Sollicitée par l’AFP, la Direction de Virgin a déclaré qu’elle ne ferait aucune déclaration avant l’issue du CE de ce jour.

Par ailleurs, les syndicats étaient reçus dans l’après-midi de lundi par la ministre de la Culture, Aurélie Filipetti, laquelle a qualifié la situation d'"extrèmement difficile", tout en spécifiant être "très attachée au maintien de commerces culturels". Cette dernière déplorait le matin sur Europe 1 que les sites de ventes en ligne mènent une "concurrence déloyale" grâce à une "fiscalité avantageuse" dans d'autres pays.
Les trois schémas envisageables pour la société, sont la liquidation, le redressement ou la reprise de l'entreprise. Aurélie Filipetti a estimé qu'un placement en redressement judiciaire par le tribunal de commerce serait "la meilleure solution vu le contexte".


Source : Le Monde, 7 janvier 2013 ; Le Parisien, 8 janvier 2013