Le 29 février prochain, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) organise une journée européenne d’action pour montrer son opposition à la signature du nouveau traité européen qui aura lieu le 1er mars. La CGT, la CFDT, FO et la CFTC sont toutes membres de la CES.

La CES est contre ce nouveau traité qui, selon elle, ne résoudrait pas la crise et aurait pour conséquences d’augmenter le taux de chômage et de ralentir la croissance. A la place, la CES aimerait que soit mis en place un « protocole de progrès social ».

La CGT a dénoncé ce nouveau traité et a appelé à la mobilisation. Seulement pour la CGT, un des motifs de cette mobilisation est également les nouvelles mesures annoncées par Nicolas Sarkozy : la TVA sociale et les accords compétitivité-emploi. Au contraire, la CFDT, même si elle n’est pas en faveur de la TVA sociale, accepte de négocier des accords compétitivité-emploi du moment que cela n’aboutit pas à une remise en cause des 35 heures.

Bernard Thibault, secrétaire générale de la CGT, veut également un changement de président de la République. Pour la CFDT, il est pourtant hors de question que les actions du 29 février aient un caractère électoraliste ou politique. Pour François Chérèque, secrétaire générale de la CFDT, cette journée ne sera pas une grève mais une journée « d’information ».

Pensez-vous qu’une grève aurait plus de poids pour montrer le désaccord des syndicats face au nouveau traité européen ?

Source : Le Monde, le 9 février 2012