Après une première rencontre entre Rémy Pflimin et Aurélie Filippetti, la ministre de la communication,  les principaux syndicats de France Télévisions ont appelé à une grève de 24 heures. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une négociation pour un nouveau contrat d’objectifs et de moyens du groupe audiovisuel public qui devrait se tenir jusqu’à fin janvier.

La discussion portait principalement sur la stratégie du groupe, pour les futurs programmes.

Le budget 2013 du groupe audiovisuel public baissera de 85 millions d’euros par rapport à 2012. Les syndicats ont appelé à une grève de 24 heures pour dénoncer le flou entourant la stratégie de France télévisions, ainsi qu’une « gestion défaillante » et une mise en œuvre « calamiteuse » de l’entreprise unique commencée en 2010.

Les syndicats protestent également contre un  futur plan de départs volontaires qui concernera 10 % de l’effectif, soit jusqu’à 1 000 salariés.

La chaine régionale France 3 serait également concernée par des plans d’économie prévoyant des suppressions temporaires ou définitives d’éditions locales d’information.

« Info-plus » La qualification de la grève

La grève est la cessation collective et concertée du travail, effectuée par les salariés de l’entreprise pour appuyer des revendications professionnelles (arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 18 juin 1996, n° 92-44497).

Des débrayages courts et répétés, même s’ils sont dommageables pour la production, constituent en principe l’exercice normal du droit de grève (arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 25 janvier 2011, n° 09-69030).

En revanche, la grève d’autosatisfaction, qui consiste pour les salariés à exécuter le travail dans les conditions qu’ils revendiquent, ne constituent pas une grève licite (arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 23 novembre 1978, n° 77-40946).

Et vous, pensez-vous que ce mouvement de grève soit légitime ?

 


Source : Le Monde, le 18 décembre 2012