L'exercice de responsabilités importantes nécessitant une implication permanente et une énergie débordante ne se conjugue pas systématiquement et aisément avec l'adoption d'une attitude toujours positive propice à motiver les autres.

Le dépassement de soi doit être le message véhiculé par un supérieur à son subordonné. Mais la substance du message à véhiculer pour parvenir à ce résultat, ne doit pas éluder l'importance de la façon de le transmettre. Communiquée d'une façon inappropriée, une information perd en force et en impact.

L'effet positif recherché dans la qualité du travail, le degré d'investissement et la rigueur des salariés nécessite en premier lieu une approche claire et rassurante.

"Le bon chef a une forme de relation assez simple, déliée, et surtout une aptitude à la communication interpersonnelle positive", affirme Xavier Camby, consultant en management et formateur. Il est aussi, selon Jean Pagès, consultant, celui qui "crée un climat de coopération non pas en la prônant à tout bout de champ… mais en coopérant lui-même".

 

Quelles sont les qualités requises pour être un "bon" chef ?

Le bon chef doit combiner de nombreuses qualités pour être reconnu en tant que tel par les autres collaborateurs qui travaillent sous sa responsabilité. Ainsi, il doit savoir :

  • encourager,
  • faire confiance,
  • communiquer positivement,
  • valoriser les compétences,
  • faire preuve d'humilité,
  • aider les autres à se déployer,
  • susciter un esprit de collaboration.

 

Le harcèlement moral : ennemi du manager

Pour être le chef idéal, il convient de s'assurer de ne pas commettre d'entorses aux principes élémentaires de management.

Dans les cas les plus extrêmes, il arrive que les rapports de travail dérivent jusqu'à une situation qualifiée de harcèlement moral, voire de harcèlement "managérial" (1). Des difficultés chroniques de compréhension, de communication, d'organisation sont des indicateurs qu'il n'est jamais inutile de surveiller.

Le harcèlement moral entraîne dans son sillage une multitude de risques à redouter (arrêt de travail, rupture du contrat de travail, contentieux coûteux, image de l'entreprise, etc..). Il importe de réagir rapidement et efficacement pour faire face à une telle situation lorsqu'elle survient.

 

Un bon management : remède contre la réalisation des risques psychosociaux


Un management approprié s'inspirant d'une communication régulière et "humaine" (ne se limitant pas à des échanges électroniques ou téléphoniques) favorise l'identification des risques psychosociaux et notamment du stress, fléau moderne qui s'est introduit au fil de ces dernières décennies dans les organisations de travail d'entreprises intensément soumises à la pression concurrentielle.

Pour le combattre, une méthode efficace : un suivi personnalisé et de proximité des salariés, avec la prise en compte puis la rectification des situations pouvant être source de difficultés.

L'employeur est responsable de la santé psychique et physique de ses salariés (2). Si un salarié montre des signes d'abattement et qu'il se plaint régulièrement de son rythme de travail, il est important de ne pas se montrer indifférent pour éviter toute aggravation du phénomène et la propagation des difficultés dans l'environnement de travail.