Certains salariés de sites en difficulté commencent à mettre la pression sur le nouveau gouvernement puisqu’ils attendent beaucoup de ce dernier. Voici les principaux « dossiers chauds » à traiter.

  • Fralib

Déjà, l’intersyndicale de l’usine Fralib de Gemenos a fait parvenir à trois ministres (du travail ; de l’Agriculture et l’Agroalimentaire et celui dédié au redressement productif), une lettre réclamant l’organisation d’une table ronde sur l’avenir du site. En septembre 2010, le propriétaire de l’usine avait pris la décision de la fermer définitivement. Depuis, 103 salariés contestent le plan de sauvegarde de l’emploi proposé par la direction. De plus, la CGT soutient un projet de reprise par les salariés.

  • Petroplus

Cette raffinerie est en redressement judiciaire depuis que sa maison mère a déposé le bilan en janvier dernier. Normalement le site devrait redémarrer mi mai pour six mois après la signature d’un contrat avec Shell pour la fourniture d’environ 100 000 barils par jour. De plus, plusieurs entreprises ont manifesté leur intérêt pour la raffinerie. Ainsi, en mars dernier, le groupe suisse Klesh a déposé une offre de reprise prévoyant le maintien de 410 emplois.

  • Florange

Les salariés de cette usine ont sollicité dès le 9 mai un rendez vous avec le nouveau président de la République. Depuis l’automne, deux des hauts fourneaux du site mosellan sont à l’arrêt et ce faute de commandes suffisantes. Mais le PDG du groupe sidérurgique indien affirme que les capacités de production sont suffisantes pour satisfaire la demande d’acier sans faire redémarrer les hauts fourneaux de Florange.

  • PSA

Lors du débat télévisée de l’entre-deux-tours de la présidentielle entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, les syndicats du site PSA Peugeot Citroën d’Aulnay ont essayé de faire du sort des salariés l’un des enjeux de l’élection présidentielle. Jusqu’en 2014, l’usine doit produire la Citroën C3. Toutefois, la direction de PSA n’a pris aucun engagement écrit au-delà de cette date. Elle a plutôt fait comprendre qu’elle devrait réduire sa capacité de production.

  • General Motors

Début mai, General Motors avait annoncé qu’il pourrait vendre son usine de boîtes de vitesse strasbourgeoise. Déjà en 2008, il avait été envisagé une cession du site mais le constructeur américain l’avait ensuite racheté pour un euro symbolique moyennant d’importants efforts de la part de ses 1000 salariés.

  • Air France

Bien qu’officiellement on ne parle pas encore de suppressions d’emplois, Air France s’est fixé pour objectif 20 % de gains de productivité et d’économies, hors carburant d’ici 2014. C’est jeudi prochain que le PDG de la compagnie dévoilera son plan industriel pour les trois prochaines années. Au total, ces suppressions devraient atteindre 5000 emplois d’ici à 2015 mais sans licenciement sec.

Pensez vous que François Hollande arrivera à régler tous ces dossiers ?

Par Juritravail

Source : Le Figaro, le 21 mai 2012