Mettre une voiture au nom d’un enfant de cinq ans reste la meilleure arme pour lutter contre la répression aveugle des radars automatiques.

Pour ceux qui trouveraient la méthode cavalière, même peut être illégale, l’arrêté du 5 Novembre 1984 nous rappelle dans son article 2 qu’ « un véhicule peut être immatriculé au nom d’un mineur ». Ce procédé totalement autorisé a la vertu d’empêcher le retrait de points suite à un flash par radar automatique (excès de vitesse ou feu rouge).

En effet, un avis de contravention sera envoyé au nom de l’heureux mineur, propriétaire du véhicule, qui devra être payé rapidement pour profiter de la minoration de l’amende forfaitaire. Ensuite, l’Administration tournera en rond pour retirer les points sans chercher le véritable responsable de l’excès de vitesse, le traitement des contraventions étant pleinement automatisé.

Les points ne pourront être retirés ni sur le permis du conducteur, qui demeure inconnu, ni sur le permis de l’enfant, qui est inexistant. Cette astuce légale permet en définitive de contourner un système de répression absurde et cupide, en faisant preuve de plus d’ingéniosité que la boîte grise.