Aujourd'hui la colère gronde et se répand comme une traînée de poudre. La contagion gagne peu à peu de nouvelles catégories professionnelles qui se sentent trahies et délaissées, par la politique du président François Hollande et de son Gouvernement.

Devant la concurrence de la main d'œuvre low-cost des pays de l'Est, le poids du coût du travail qui ne décroit pas en France. Les chefs d'entreprise français subissent et leur sentiment d'exaspération laisse place à la colère.

La politique mise en place et la batterie de mesures proposées par le pouvoir exécutif pour remédier aux difficultés des entreprises ne présentent pas d'effets significatifs malgré les promesses et les discours rabâchés par les responsables politiques. L'attente est longue et devant l'absence d'amélioration et les déambulations du Gouvernement, il n'est pas étonnant de voir se lever le vent de la révolte.

L'inconstance des mesures prises en matière fiscale génère une totale illisibilité des lois. L'insécurité règne et freine l'investissement. La liste des prélèvements qui grève les finances des entreprises participe aussi à l'énervement collectif qui agite un climat social de plus en plus tendu.

Les lourdeurs administratives terrifiantes accablent et ralentissent l'activité des entreprises épuisées par des contrôles arbitraires devenant de plus en plus fréquents.

Le front de la protestation regroupe les chefs des petites et grandes entreprises ainsi que les organisations patronales (CGPME et MEDEF). Le mouvement est vaste et a la dimension des problèmes dénoncés.

La réaction sera-t-elle à la hauteur des moyens mis en œuvre par ceux qui en sont les déclencheurs ? Jusqu'où soufflera la tempête de la contestation, avant que de nouvelles solutions émergent ? Beaucoup d'interrogations demeurent à présent.

"Info-plus" La gestion de la grève

Lorsque le mécontentement se généralise il n'est pas rare que s'organisent des mouvements de mobilisation.

L'employeur peut se heurter à une cessation brutale de l'activité de ses salariés. Il s'agit de l'exercice du droit de grève qui est un droit constitutionnel reconnu aux salariés (article L2511-1 du Code du travail).

Pour riposter à cette abstention, il peut être tentant pour un employeur de réagir pour rétablir un fonctionnement normal de l'entreprise et vaincre la perturbation causée par un arrêt de travail collectif et soudain. Il ne faut pas se méprendre.

L'exercice du droit de grève, s'il a des effets sur l'exécution du contrat de travail, ne saurait être une cause justificative de licenciement, sauf en cas de faute lourde (article L2511-1 du Code du travail).

Ce qui est un droit ne peut être sanctionné, sauf lorsque ce droit dégénère en abus.