Dans une étude publiée le 14 décembre et intitulée « Mal être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale au travail », l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constate une dégradation de la santé mentale des travailleurs. Par mauvaise santé mentale, l’OCDE entend les dépressions graves, toxicomanies sévères (alcool, drogue…), et troubles maniaco-dépressifs notamment.

Selon l’OCDE, deux principaux facteurs détériorent la santé mentale des salariés notamment la crise économique qui entraîne une détresse psychologique des salariés qui ont peur de perdre leur emploi mais aussi les tensions au travail. En France, en 2010, 30% des salariés étaient concernés par des tensions au travail contre 20% sur la période 1995-2005.

L’OCDE précise que « la précarisation croissante des emplois et l’augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les années à venir ».

Cette augmentation des troubles mentales coûte cher de par l’absentéisme pour maladie des salariés et leur manque de productivité.

Ainsi, selon une estimation de l’Organisation internationale du travail, « les coûts d’une mauvaise santé mentale pour les individus concernés, les employeurs et la société représentent 3 à 4 % du produit intérieur brut dans l’Union européenne ».

Jeudi 15 décembre, le Parlement européen a adopté un rapport visant à renforcer la sécurité et la santé au travail.

Source : Le Monde, le 17 décembre 2011.