En Grande-Bretagne, le ministre conservateur du Tourisme, John Penrose propose de supprimer le 1er mai pour le remplacer par le 21 octobre en référence au 21 octobre 1805, jour de la victoire de Trafalgar contre les troupes napoléoniennes. Il explique cette suppression par des motifs économiques notamment l’existence de désagréments pour les touristes due aux manifestations et aux revendications syndicales.

En Espagne, le gouvernement évoque le déplacement des jours fériés en début ou fin de semaine pour éviter que les salariés fassent le pont et diminuent ainsi la productivité du pays.

Cette actualité est l’occasion de faire le point sur les jours fériés en France.

Le Code du travail liste les jours fériés qui sont :

-         le 1er janvier

-         le lundi de Pâques

-         le 1er mai

-         le 8 mai

-         l’Ascension

-         le lundi de Pentecôte

-         le 14 juillet

-         le 15 août

-        la Toussaint

-         le 11 novembre

-         Noël

Dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle s’ajoutent le 26 décembre et le Vendredi Saint.

A l’exception du 1er mai, les jours fériés ne sont pas nécessairement chômés sauf si la convention collective le prévoit.

Rémunération des jours fériés chômés :

 L’article L.3133-3 du Code du travail dispose que « le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés totalisant au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise et ayant accompli au moins 200 heures de travail au cours des deux mois précédant le jour férié, sous réserve pour le salarié d’avoir été présent le dernier jour de travail précédant le jour férié et le premier jour de travail qui lui fait suite ».

 Rémunération des jours fériés travaillés :

 Le salarié travaillant un jour férié perçoit une rémunération normale (1) sauf si la convention collective prévoit la majoration des heures travaillées un jour férié.

Par exemple, la Convention collective nationale des Entreprises d’Architecture (n°3062) prévoit comme contrepartie au travail d’un jour férié, autre que le 1er mai, le salaire et une indemnité égale à 100 % du salaire horaire contractuel en fonction du nombre d’heures travaillées.

  Référence :

 (1) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 4 décembre 1996. N° de pourvoi : 94-40693

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