Le Code du travail prévoit 11 jours fériés, à savoir :

- le 1er janvier

- le lundi de Pâques

- le 1er mai

- le 8 mai

- l'Ascension

- le lundi de Pentecôte

- le 14 juillet

- le 15 août

- le 1er novembre

- le 11 novembre

- le 25 décembre

Ces jours fériés connaissent un régime particulier qui peut prêter à quelques confusions.

Le jour férié est obligatoirement un jour de repos

Faux. Le repos pendant les jours fériés n'est obligatoire que pour les jeunes de moins de 18 ans, exception faite du 1er mai, fête du Travail, où le repos est obligatoire pour tous les salariés.

Ce sont en réalité les usages professionnels et les conventions collectives qui prévoient que les jours fériés ne sont pas travaillés.

Le jour férié non travaillé est appelé un jour chômé.

Je ne peux pas demander le report du jour férié s'il tombe pendant le repos hebdomadaire


Vrai. Aucune disposition légale n'oblige l'employeur à reporter le jour de repos la veille ou le lendemain du jour férié.

Mais certaines conventions collectives peuvent prévoir l'octroi dans ce cas d'un jour de congé supplémentaire.

En revanche, si un jour férié coincide avec un jour de repos acquis en application d'un accord sur l'aménagement du temps de travail (jour de RTT), l'employeur doit reporter ce jour de repos.

Je travaille le 1er janvier, donc je serai mieux rémunéré


Faux. Légalement, l'employeur n'a aucune obligation de vous rémunérer davantage, vous percevrez donc votre rémunération habituelle.

En revanche, les conventions collectives peuvent accorder une majoration de salaire dans ce cas.

Par exemple, l'article 68 de la convention collective de la banque prévoit, en cas de travail un jour férié, une rémunération majorée de 30 %, ou un repos compensateur.