La clause de non-concurrence trouve application si telle a été la volonté des parties (Cass.soc. 25.2.1997 N°1005), par exemple s'il est précisé que la clause sera applicable en cas de cessation du contrat à quelque période et pour quelque cause que se soit (Cass.soc. 8 décembre 1982 N°80-40531).

Cependant, sa mise en œuvre doit répondre à un intérêt réel de l’entreprise. Ainsi, il a été jugé que l’interprétation de la volonté des parties conduisait à la non application de la clause compte tenu de la brièveté du temps de passage dans l’entreprise du salarié, excluant qu’il ait pu acquérir une connaissance de l’entreprise suffisante et disposer d’informations susceptibles de contribuer à une action concurrentielle (Cass.soc. 14 mars 1983 N°80-41.699).

Compte tenu des incertitudes présentées par l’interprétation de la « commune intention des parties » par le juge, mieux vaut prévoir explicitement le cas de la rupture du contrat durant la période d’essai dans la rédaction de la clause.