La CEDH était donc saisie et avait donc à trancher entre la primauté de deux droits fondamentaux : La sureté et la sécurité et la liberté d'expression.

Plus précisément et en l'espèce, la question principalement litigieuse était de savoir si la mesure était nécessaire dans une société démocratique.

À cet égard, elle conclut à la violation de l'article 10, en constatant que ni les autorités internes ni le gouvernement n'avaient indiqué en quoi l'ordre ou la sécurité dans l'établissement auraient pu concrètement et effectivement être menacés par la production prévue. Par conséquent, elles ne sont pas parvenues à ses yeux à « démontrer de manière convaincante que l'interdiction de filmer dans l'établissement, prononcée de manière absolue, était strictement proportionnée aux buts poursuivis et correspondait, dès lors, à un besoin social impérieux ».