En effet, avec les avancées technologiques et plus précisément les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), le monde du travail s'est peu à peu transformé avec l'apparition des smartphones, des tablettes, et le télétravail. De plus en plus de salariés n'arrivent pas à déconnecter, travaillant de ce fait les soirs et le week-end.

En outre, le stress favorise également ce syndrome. C'est pourquoi ne sont pas seulement touchés les cadres ou certaines professions.

Lorsque le salarié sent qu'il s'épuise de plus en plus, il doit réagir afin d'inverser la tendance.

Cela commence par le fait de savoir, parfois, dire non au manager qui impose une nouvelle tâche en l'informant de tous les dossiers et projets en cours. Si la nouvelle tâche est importante, il faut prioriser, car toutes n'ont sans doute pas la même importance. Au final, le supérieur appréciera sans aucun doute davantage que tous les dossiers soient traités selon un travail de qualité, mais rendus dans un délai plus long.

Parfois, les objectifs fixés sont trop importants pour que le salarié les atteigne dans de bonnes conditions. Là encore, il faudra communiquer avec le manager.

Le salarié doit également apprendre à partager sa charge de travail quand il en a besoin et à gérer son temps de façon optimal.

Enfin, il faut savoir s'arrêter et prendre des congés sans attendre d'être complètement épuisé.

Actuellement, une question émerge : faut-il reconnaitre le burn-out comme étant une maladie professionnelle ? Toutefois, cette idée semble compliquée à mettre en place, car comment prouver que l'épuisement professionnel est imputable à l'employeur ?

"Info-plus" Le burn-out

La notion de burn -out, ou d'épuisement professionnel est une des conséquences du stress au travail.

Cet état a des conséquences émotionnelles, cognitives et physiques qui sont néfastes à la santé du salarié et peuvent avoir un effet dramatique engendrant plusieurs semaines d'arrêt de travail. Dans les cas les plus extrêmes, elles peuvent aboutir à la dépression sévère voire au suicide du collaborateur.

Le salarié qui en est victime peut notamment s'adresser aux éventuels représentants du personnel de son entreprise et plus spécifiquement aux membres du CSHCT ou encore au médecin du travail. Autant que faire se peut, il doit réagir avant qu'il ne soit trop tard et avant que les conséquences sur sa santé tant physique que mentale ne soient trop graves.