En un an, le taux d'absentéisme est passé de 3,84% en 2011, à 4,53% en 2012 – ce qui représente en moyenne 16,6 jours d'absence par salarié et par an - soit une forte hausse de 18%.

Le taux d'absentéisme au travail connait des inégalités, et varie selon de nombreux facteurs, comme la région, le secteur d'activité, ou encore l'âge des collaborateurs.

Le secteur le plus marqué par la hausse du nombre de jours d'arrêts de travail est celui des services : en moyenne, les salariés qui y travaillent s'arrêtent 20 jours par an. Ce chiffre s'explique en particulier par le fort taux d'absentéisme que connait le métier de la banque et de l'assurance.

A l'inverse, dans le secteur du BTP – qui est pourtant l'un de ceux dans lequel les contraintes physiques sont les plus dures  - les salariés ne sont absents, en moyenne que 10,3 jours dans l'année.

Aussi, ce sont dans les grandes entreprises, et notamment celles de plus de 1.000 salariés, que les salariés s'absentent le plus souvent.

Par ailleurs, l'étude relève que le taux d'absentéisme chez les employés, techniciens et agents de maitrise rejoint celui des ouvriers, jusqu'à présent toujours plus élevés.

Les salariés seniors (plus de 50 ans), connaissent un taux record d'absentéisme, avec 27,7 jours d'absence par an. Leurs absences sont peu fréquentes, mais longues. Les plus jeunes (moins de 30 ans), connaissent un absentéisme pour maladie fréquent, mais de courte durée.

Les DRH sont 59% à penser que l'absence des salariés est due à leur état de santé, et 41% aux conditions de travail. Et ils n'ont pas tort. Une enquête menée par la Dares, publiée en février 2013, pointe du doigt les conditions de travail des salariés français, qui serait la principale cause des absences pour raison de santé.

"Info-plus" Les obligations du salarié en cas de maladie

Lorsqu'il est en arrêt maladie, le salarié a des obligations envers son employeur.

En premier lieu, le salarié doit avertir son employeur le plus tôt possible (par exemple par un coup de téléphone), de son absence.

Ensuite, il doit justifier les raisons de son absence, et fournir, dans les 48 heures, un certificat médical. Ce délai, qui est d'usage, doit impérativement être respecté, pour que le salarié puisse percevoir de son employeur l'indemnité complémentaire à celle versée par la sécurité sociale, le cas échéant (article L1226-1 du Code du travail).

En cas de non-respect de cette procédure, le salarié risque des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu'au licenciement, pour absence injustifiée par exemple.

Sources : Le Point et Baromètre ALMA CG sur l'absentéisme, 5 septembre 2013