Un conflit va naître entre un salarié et son employeur sur le volume d’heures travaillées ; l’employeur l’ayant réduit sans l’accord du salarié.

Il s’en est suivi des affectations de chantier qui ne correspondaient pas au planning du salarié.

Aux motifs de l’absence du salarié sur les chantiers, l’employeur a prétexté la démission du salarié afin de rompre le contrat de travail.

Il a été jugé qu’en l’absence de volonté claire et non équivoque du salarié de démissionner, il appartient à l’employeur qui lui reproche un abandon de poste, de le licencier.

La démission du salarié n’étant pas établie, la rupture du contrat de travail est requalifiée en licenciement pour cause réelle et sérieuse.

(CPH Paris, section commerce, chambre 4 - 5 mai 2011)