Un communiqué diffusé mercredi indique que le groupe Goodyear abandonne son projet de licenciement dans son usine d’Amiens-Nord. En effet, il ne sera désormais plus question de licenciements contraints mais uniquement d’un plan de départs volontaires.
 

Le représentant CGT chez Goodyear a assuré mardi qu’aucun licenciement contraint n’aurait lieu. Cela signifie donc que le plan de sauvegarde l’emploi n’aura plus lieu d’être. Le groupe avait essayé de le mettre en place à plusieurs reprises.
 

Ainsi, le fabricant américain de pneumatiques Goodyear veut supprimer 817 postes sur les 1 300 que compte actuellement le site Amiens Nord. En effet, il souhaite cesser la production de pneus de tourisme. De même, le groupe serait en discussion pour céder son activité de pneus agricoles.
 

Etant opposé à ce projet, la CGT du site a, à plusieurs reprises, saisi la justice, qui à chaque fois à invalidé le plan de sauvegarde de l’emploi. Son représentant a assuré que les deux activités (pneus tourisme et agricoles) allaient être maintenues.
 

L’usine Goodyear-Dunlop d’Amiens-Sud n’est toutefois pas concernée par ce plan social. D’ailleurs la direction avait annoncé en octobre dernier son projet de créer 100 postes pour en faire un site majeur du groupe.

« Info Plus » départ volontaire
 

Lorsque l’employeur ne souhaite pas licencier ces salariés pour faire face à des difficultés économiques, il peut recourir à des départs volontaires. Pour ce faire, l’employeur peut promettre le versement d’une compensation financière aux salariés quittant l’entreprise volontairement. Ce dispositif n’est pas illégal. En effet, il est admis par la jurisprudence (arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de cassation du 28 novembre 1984, n° 83-93094), par les partenaires sociaux mais aussi par l’administration.

Trouvez vous justifier que le groupe Goodyear supprime des postes dans une usine et en créé dans une autre ?

Par Juritravail